Garbani Valérie · Nationalrat · 2002-06-10
Garbani Valérie · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-06-10
Wortprotokoll
"Armée 95" a diminué le nombre de jours d'instruction de 331 à 300 et a réduit la durée de l'école de recrues de 17 à 15 semaines. Aujourd'hui, avec "Armée XXI", alors que la menace militaire n'a nullement évolué en densité par rapport à l'année 1992 et que les menaces ont été clairement identifiées puisque le rapport Brunner insiste sur leur caractère civil et non militaire, le Conseil fédéral et la majorité de la commission veulent augmenter le nombre de jours d'instruction à 330 et augmenter encore à 21 semaines la durée de l'école de recrues. Au surplus, le Conseil fédéral veut conserver lui-même toute latitude pour déterminer le nombre de cours de répétition. Vous avouerez que la logique et la cohérence du projet sont difficiles à percevoir!
"Armée 95" a déjà prévu 300 jours en prévoyant une large marge de manoeuvre, 300 jours étant la limite supérieure, le surplus étant prévu en cas de menace de guerre immédiate et imprévisible, ce qui ne sera pas le cas. Si tel devait être le cas - et c'est mon leitmotiv, vous me direz, Monsieur le Conseiller fédéral -, le Conseil fédéral pourra toujours augmenter assez tôt le nombre de jours d'instruction.
En réalité, ce sont aujourd'hui 270 jours d'instruction qui sont dispensés sur la base d'"Armée 95". Vouloir augmenter le nombre de jours d'instruction a uniquement pour objectif de confier à l'armée des tâches civiles qui ne doivent pas, au sens du groupe socialiste, lui être dévolues. En prévision d'une attaque militaire les soldats, qu'ils fassent aujourd'hui 300 ou 330 jours d'instruction, auront le temps d'oublier tout l'enseignement dispensé, d'autant que ce ne seront certainement pas eux, mais leurs enfants, voire leurs petits-enfants qui seront mobilisés.
Au nom du groupe socialiste, je vous demande donc de soutenir la proposition de minorité Günter.