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Bendahan Samuel · Nationalrat · 2018-03-06

Bendahan Samuel · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2018-03-06

Wortprotokoll

Lorsqu'on est en train de prendre une décision politique, il y a toujours un effet et un signal que l'on donne. Dans ce dossier, il n'y a pas vraiment d'effet. La Confédération dispose de toute la marge de manoeuvre nécessaire pour déterminer en tout temps quelle est la bonne compensation du renchérissement. Il n'y a pas de raison qu'à la Confédération on ne puisse pas avoir le même genre de discussion que celui qu'on a dans le cadre de tous les partenariats sociaux qui existent dans notre pays. Par contre, si cela n'a pas d'effet - puisque, finalement, aujourd'hui déjà, il est possible de ne pas accorder la compensation du renchérissement -, cela donne un signal. [PAGE 208]

J'ai une question à poser à toutes les personnes qui ont voté en faveur de cette motion. Pourquoi voulez-vous donner ce signal au personnel de la Confédération? Estimez-vous que le partenariat social qui vaut dans le privé, dans les relations normales entre une entreprise et un employé, n'a pas sa place dans les discussions qu'il y a entre la Confédération et son personnel? Je l'admets, dans ce Parlement, nous n'avons pas tous la même vision s'agissant du nombre d'employés dont la Confédération doit disposer, du rôle de l'Etat. Que doit-on faire? Combien de personnes doit-on engager? Quelles sont les activités que l'on doit mener? Sur ces points, je comprends qu'il puisse y avoir un désaccord.

Là où je ne peux pas comprendre le désaccord, c'est sur le fait que, quel que soit le nombre d'employés de la Confédération, nous ne sommes pas unis pour dire que nous voulons la qualité maximale pour effectuer les travaux. Pourquoi ne disons-nous pas que le travail des gens qui consacrent leur vie au service public est un travail noble, qui sert à la collectivité publique, qui nous sert à toutes et à tous? Dans ce cadre, laisser la possibilité de compenser le renchérissement, donc de maintenir les salaires à leurs niveaux réels, c'est juste la moindre des choses pour n'importe quel employé que l'on estime et dont on estime la valeur du travail. Je suis convaincu que, dans ce Parlement, si nous ne sommes pas toujours d'accord sur ce que l'Etat doit faire, nous pouvons être d'accord sur la façon de le faire: bien, avec le personnel le plus qualifié possible.

Pour cela, je propose de ne pas donner le signal négatif que représenterait l'adoption de la motion qui nous est soumise. Adopter cette motion consisterait à dire que nous n'accordons pas la même valeur au personnel de la Confédération que celle que d'autres entreprises accordent à leurs employés. Je vous invite donc à rejeter cette motion, à ne pas demander - au lieu de maintenir la disposition qui précise que la compensation du renchérissement peut être négociée - d'abroger la mention de la compensation du renchérissement dans la législation.