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Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · 2000-03-15

Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2000-03-15

Wortprotokoll

Une fois que le budget de la Confédération a été adopté par le Parlement, puis appliqué et mis en oeuvre par le Conseil fédéral, les autorités décident de ce qui est nécessaire pour accomplir les tâches essentielles de la Confédération, et l'état d'esprit de ces dernières années n'implique pas qu'il y ait eu du gaspillage énorme dans l'octroi de ces montants. Donc, quand il arrive un événement extraordinaire, on doit admettre qu'il y a besoin de forces nouvelles. Si certaines personnes disent qu'il faut renoncer à des choses que nous avions prévues de faire, alors il faut ensuite que ces mêmes personnes disent où il faut renoncer à des prestations. Là, la seule chose que la majorité de la commission a entendu, c'était à l'OFEFP. Je vous demande bien au nom de quoi nous devrions pénaliser et sanctionner cet office de l'administration fédérale plutôt que n'importe lequel des autres, alors qu'il y a, au contraire, davantage de travail à faire dans son secteur!

J'ai dit en commission, et je le répète ici, que j'ai parfois l'impression qu'on prend un peu l'administration fédérale pour un bancomat, c'est-à-dire que l'on croit qu'il suffit de mettre une carte pour que l'agent sorte et qu'il n'y a pas besoin de personnel pour organiser cette distribution d'argent. Aujourd'hui, je dirai même qu'un certain nombre d'entre vous [PAGE 248] considère l'administration fédérale pour moins qu'un bancomat, puisque pour un bancomat on admet au moins de payer une petite part de frais bancaires. Ce qui vous est demandé ici, c'est moins de 1 franc de prestations publiques et de prestations de l'administration pour 1000 francs de dépenses, donc 1 pour mille, ce qui me paraît être des frais de commission relativement modestes pour l'ensemble de l'argent qui est donné pour l'ensemble des tâches importantes qui doivent être faites. Et M. Eymann a excellement dit ce qu'il y avait à dire sur les besoins en personnel pour un service sûr, rapide et efficace.

Je vous invite à soutenir la proposition de majorité et à donner à l'OFEFP l'encouragement nécessaire pour assumer cette lourde tâche.