Français Olivier · Ständerat · 2018-12-06
Français Olivier · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2018-12-06
Wortprotokoll
Ce postulat pourrait faire sourire, puisque l'on parle d'animaux, en l'occurrence de chats, et l'on peut penser que, finalement, cela n'aurait pas d'effet direct sur notre santé. Bien au contraire.
L'auteur du postulat parle de la Fédération romande des consommateurs, mais l'intérêt pour la question ne s'arrête pas là, puisque les milieux scientifiques s'en inquiètent également. C'est en particulier le cas de l'Autorité européenne de sécurité des aliments, qui a très clairement démontré qu'il y avait des problèmes. Le constat a également été fait plus haut dans la hiérarchie des organisations internationales, puisque même l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète du taux d'acrylamide mesuré dans la chaîne alimentaire.
Quand on consulte les différents sites Internet, on peut certes retenir la littérature qui montre que la branche se préoccupe de la question et considère qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, mais on peut aussi lire qu'il est recommandé aux autorités de prendre des mesures ou en tout cas de donner des recommandations à la branche quant à la nécessité de limiter la quantité d'acrylamide à un certain taux. C'est le cas en particulier pour certaines catégories de produits, notamment les produits torréfiés, voire dans le cycle de transformation de la pomme de terre. On se rend compte que ces taux-là augmentent de manière très sensible au fil du temps - je dirai même de manière assez inquiétante - et qu'il est légitime qu'on s'en inquiète puisque la question ne se limite pas à la nourriture destinée aux chats ou à d'autres animaux, mais touche aussi l'alimentation de l'être humain.
On lit dans la documentation du département qu'il s'intéresse à la problématique. Aussi, en complément aux questions qui ont été posées par l'auteur du postulat, j'aimerais savoir si, à terme - je ne sais pas exactement quand, mais en tout cas à terme -, le département envisage de donner des recommandations aux acteurs de la branche, voire de leur fixer des limites . Le Conseil fédéral va-t-il s'engager sur la voie qui a été esquissée dans la documentation ou en restera-t-il à la réponse donnée à l'auteur du postulat, en poursuivant ses contacts avec la branche, ce qui revient à prendre çà et là quelques mesures indicatives à l'égard de tiers, sans décider de limites contraignantes?
A la lecture des dossiers scientifiques portant sur la question, je commence à m'inquiéter et je m'attendrais à ce que, à terme en tout cas, le Conseil fédéral fixe des limites pour certains produits alimentaires destinés à la population. Je vous remercie, Monsieur le conseiller fédéral, de m'indiquer si, à terme, le Conseil fédéral pourrait, par voie d'ordonnance, fixer des valeurs limites pour certains aliments transformés.