Berger Michèle · Ständerat · 2002-06-18
Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-06-18
Wortprotokoll
J'aimerais m'étonner un peu des états d'âme de certains. J'aimerais dire qu'au fond, on remet en question ce projet parce qu'il n'y a pas eu de consultation des cantons. Est-ce que vraiment c'est nécessaire? M. Frick l'a rappelé tout à l'heure, ça n'est pas nécessaire puisque ce subventionnement doit être subsidiaire et ne peut être versé que si les places d'accueil sont financées, si elles ont une durabilité et s'il y a un financement mixte, c'est-à-dire pas seulement des communes ou de l'Etat, mais également des privés.
J'aimerais dire qu'en tant que conseillère aux Etats neuchâteloise, j'ai, avec M. Studer Jean, l'habitude de rencontrer le Conseil d'Etat avant la session parlementaire. Nous avons discuté de ce projet avec notre Conseil d'Etat. Celui-ci nous a soutenus et demandé d'adopter le projet. J'espère que mes collègues du Conseil des Etats se préoccupent aussi des finances dans leur canton lorsque nous avons à voter des projets d'envergure lors de notre session parlementaire.
Je constate que certains collègues ont moins d'états d'âme lorsque nous devons faire des reports financiers sur les cantons. J'aimerais vous dire qu'on en a fait beaucoup, avec la formation et avec la santé. J'aimerais aussi vous dire que je m'étonne qu'on ne trouve pas d'argent pour des projets de politique familiale, alors que dans l'urgence, nous avons voté 2 milliards de francs pour Swiss. On trouve aussi de l'argent lorsqu'il faut changer, modifier ou augmenter le matériel militaire. On trouve aussi de l'argent pour tout ce qui relève de la formation professionnelle.
Alors, j'estime que cette dépense pour la politique familiale est prioritaire, qu'elle concerne le futur et que nous avons aussi une responsabilité de pouvoir permettre aux jeunes parents de concilier ce dont nous avons débattu tout à l'heure, la vie familiale et la vie professionnelle.