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Brunner Christiane · Ständerat · 2002-06-19

Brunner Christiane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-06-19

Wortprotokoll

Comme vous venez de l'entendre, la commission a maintenu sa position pour cette disposition à l'article 86a, qui n'est pas "weltbewegend", mais qui est quand même importante en ce qui concerne notamment la représentation équilibrée des femmes au niveau du Parlement. Je vous rappelle encore une fois - je ne vais plus m'étendre, parce que c'est la troisième fois que nous prenons la parole sur ce sujet - que vous vous êtes donné bonne conscience lors de la campagne précédant la votation sur l'initiative populaire "pour une représentation équitable des femmes dans les autorités fédérales" en disant: "On ne veut pas de quotas." D'accord, on ne veut pas de quotas, on ne veut pas de quelque chose qui intervient dans le résultat.

Mais, à l'époque, tous et toutes en choeur vous avez promis: "Mais on fera quelque chose afin qu'il y ait plus de femmes dans notre Parlement." Finalement, tout le monde était d'accord à ce moment-là de dire: "On ne veut pas de quotas de résultats, mais on veut faire quelque chose pour que les femmes se portent candidates et pour qu'elles aient des chances d'être élues."

Alors maintenant, ce que j'entends - tous ces arguments: "C'est trop peu; ce n'est pas assez; c'est trop; ce n'est pas le moment; qu'est-ce qu'on va en faire? de quelle manière va-t-on faire cette sensibilisation?" -, ce sont des arguments qui, pour moi, sont des prétextes. En fait, on ne veut pas tenir les promesses que l'on a faites à l'époque, alors que c'est la première fois que l'on peut tenir la promesse que l'on a faite lors de la votation sur l'initiative populaire précitée.

Encore une fois, la représentation des femmes au Parlement fédéral stagne, et, aux prochaines élections, elle va reculer. Et il faut faire quelque chose pour qu'elle ne recule pas. Même si vous n'y croyez pas, je crois que, si nous ne faisions rien, les femmes dans notre pays le ressentiraient très mal. On nous a promis cela et les femmes de notre pays ne comprendraient pas que le Conseil des Etats s'oppose à la proposition qui avait été faite en son temps par Mme Spoerry, qui est sensée, qui est une proposition consensuelle, qui ne porte pas non plus à interprétation, qui est très claire.

Je crois que, véritablement, il vous faut faire le pas maintenant et adhérer à la décision du Conseil national.

Je vous invite à soutenir ma proposition.