Berberat Didier · Ständerat · 2019-03-21
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2019-03-21
Wortprotokoll
Cela a été dit: le bilinguisme et le plurilinguisme sont une richesse culturelle et un atout important sur le marché du travail. Madame Seydoux a cité le canton de Neuchâtel. Ce canton frontalier du canton de Berne, également de sa partie germanophone, a fait un certain nombre d'efforts dans ce domaine: le projet Prima dont on a parlé, un projet d'immersion dans les cycles 1 à 3, des maturités bilingues dans les trois lycées du canton, un enseignement bilingue à la Haute Ecole pédagogique (HEP).
Une idée intéressante - et là j'abonde dans le sens de Madame Seydoux - est l'échange obligatoire des étudiants de la HEP au cours de leur cursus avec ceux d'une autre région linguistique; cela me paraîtrait indispensable. Dans la région du canton de Neuchâtel frontalière de la partie germanophone du canton de Berne, il y a des échanges d'enseignants entre villages: des enseignants bernois alémaniques viennent enseigner dans le canton de Neuchâtel et vice versa.
La commission a raison lorsqu'elle dit que les bases légales sont suffisantes, notamment l'article 16 lettre a de la loi sur les langues; elle offre une ouverture, dans la mesure où elle indique que les financements qui peuvent se baser sur ledit article sont à discuter dans le cadre du prochain message culture. J'espère vivement que, dans ce message, le Conseil fédéral prévoira des moyens considérables à ce titre.
Ce qui m'inquiète toutefois, c'est la réponse du Conseil fédéral du 29 août 2018 à la motion, disant que l'extension de l'encouragement aux autres langues nationales nécessiterait "beaucoup plus de ressources et ne pourrait guère être réalisé sans compensations dans d'autres domaines de tâches". Je prends acte de la position du Conseil fédéral, mais j'aimerais vraiment que ceux qui sont favorables à l'enseignement bilingue, lorsqu'il sera question des crédits à adopter lors de l'examen du message culture, n'oublient pas que ceux-ci doivent être augmentés - sans diminuer les crédits alloués à l'Office fédéral de la culture pour réaliser d'autres tâches dans d'autres domaines.