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Tornare Manuel · Nationalrat · 2019-03-21

Tornare Manuel · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2019-03-21

Wortprotokoll

Le groupe socialiste remercie le Conseil fédéral pour ce rapport assez complet et en prend acte. Il se réjouit que le Conseil fédéral continue à favoriser - c'est bien pour notre économie - l'accès aux marchés internationaux. Je le répète: c'est bien pour notre économie. Il se réjouit aussi des relations économiques que nous entretenons avec l'Union européenne, et je me réfère à ce sujet à ce que nous avons dit en début de semaine dans le cadre des débats sur le milliard de cohésion en faveur de l'Union européenne. Lorsque l'on parle des relations avec l'Union européenne, l'accord institutionnel est évidemment le point de mire. Dans un monde où, malheureusement - je le dis à titre personnel et au nom du groupe socialiste -, le protectionnisme économique et le nationalisme économique sont de plus en plus dans l'air du temps, il est heureux que le Conseil fédéral résiste et pratique une politique économique multilatérale.

Comme l'a dit Monsieur de la Reussille, on se réjouit aussi que, faisant preuve de pragmatisme, le Conseil fédéral négocie avec le Royaume-Uni un accord post-Brexit, la fin de l'adhésion du Royaume-Uni au marché commun étant en passe de devenir une réalité.

On se réjouit, en outre, des accords que l'Association européenne de libre-échange, dont nous faisons partie, a pu signer avec un certain nombre de pays - je ne vais pas les citer. On se réjouit aussi qu'on ait conclu des accords avec l'Equateur, l'Indonésie et, aussi, la Turquie.

Nous pouvons constater que la Suisse connaît une croissance économique et financière dynamique. On peut se réjouir aussi, c'est un deuxième constat, que le Conseil fédéral ait pris conscience qu'il fallait développer la numérisation et faire un effort dans ce domaine, car c'est un thème clé de la politique économique.

En ce qui concerne la durabilité - cela figure dans le rapport - et la responsabilité sociétale des entreprises, le groupe socialiste, s'il reconnaît que des efforts ont été accomplis sur ces points, souhaite plus de dynamisme et de punch de la part de la Suisse. C'est valable aussi pour la coopération économique au développement, même si sur ce dossier on constate que la Suisse a augmenté son apport en capitaux en faveur de la Banque mondiale. Là encore, on peut faire mieux. Je ne parlerai pas de la question de l'exportation de matériel de guerre, car cela entraînerait des polémiques et nous n'avons pas le temps de débattre cette question.

En revanche, le dernier point que je souhaite soulever concerne la nouvelle route de la soie - j'en ai encore pour une [PAGE 534] minute, cher Monsieur Nussbaumer. Vous savez qu'une délégation de la Commission de politique extérieure s'est rendue en Chine et au Kazakhstan à ce sujet. Sur ce dossier, il faut être très prudent parce que beaucoup d'entre nous, à gauche comme à droite, pensent que la Chine veut, par cet instrument, mettre en oeuvre une forme d'impérialisme économique. Il convient donc de ne pas être dupe et d'éviter de tomber dans un traquenard.