Simoneschi Chiara · Nationalrat · 2002-09-19
Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2002-09-19
Wortprotokoll
Je pense que, pour convaincre les membres du Conseil national, on a commencé à diminuer le financement de la formation professionnelle. On a articulé des chiffres dont personne parmi nous ne connaît exactement l'importance, car ces chiffres seront contenus dans le message sur la formation et la recherche 2004-2007 dont nous débattrons l'année prochaine. En commission, j'ai entendu dire que si on donnait trop d'argent à la formation professionnelle de base, on n'aurait plus d'argent pour les HES. Alors, j'ai demandé des chiffres concernant ce qu'on dépense maintenant pour les HES et au sujet de ce qu'on voudrait dépenser une fois la réforme mise en oeuvre et le message précité adopté: eh bien, il n'y a pas de chiffres certains.
Or, ici, on est en train de faire la loi sur la formation professionnelle, une loi importante, qui concerne 70 pour cent des jeunes de notre pays. En plus, c'est une loi fédérale. Si c'est une loi fédérale, il n'est donc pas possible de continuer comme dans les dix dernières années, pendant lesquelles la Confédération a dépensé toujours moins. Maintenant, elle contribue à raison de 16 pour cent au financement de la formation professionnelle, et c'est une loi fédérale! Si c'est une loi fédérale, on doit au contraire augmenter les investissements de la Confédération dans ce secteur très important.
On a décidé, et les cantons l'ont aussi demandé, que la part de la Confédération soit de 25 pour cent au moins. Le reste, soit la plus grande partie, est du ressort des cantons et aussi des associations professionnelles. Il n'est pas juste, Monsieur Kofmel, de dire que, si nous donnons 25 pour cent pour les forfaits et 10 pour cent pour toutes les tâches spéciales, les cantons vont diminuer leurs investissements. Durant les dix dernières années, les cantons ont beaucoup investi dans la formation professionnelle. Je l'ai vu dans mon canton. Le moment est venu, avec la nouvelle loi, que chacun prenne ses responsabilités: la Confédération paie sa part, 25 pour cent, les cantons le reste.
Je rappelle aussi que, selon la nouvelle loi, on a beaucoup de choses à faire dans ce domaine: on doit intégrer les professions sociosanitaires; on doit, on l'a vu, améliorer la qualité; on doit faire de l'innovation; etc. Vous connaissez la loi aussi bien que moi.
Mais avec 2,5 pour cent de plus, soit 10 pour cent de 25 pour cent, on doit faire beaucoup d'autres choses importantes: accorder des subventions pour des projets de développement de la formation et de la qualité; verser des prestations très importantes et d'intérêt public, pour l'aide à l'information et à la documentation, à la création de moyens didactiques, pour des mesures qui favorisent la compréhension entre les régions linguistiques, pour des mesures en faveur des apprentis plus faibles, etc. Même le Conseil des Etats a adopté des mesures permettant d'assurer et d'élargir l'offre de places d'apprentissage, ça veut dire qu'on doit reprendre les arrêtés I et II sur les places d'apprentissage. Comme vous voyez, on a beaucoup de choses à faire.
Je pense sincèrement que la participation de 25 pour cent de la Confédération, c'est le minimum si on veut vraiment investir pour l'avenir, dans la formation de base des jeunes, dans la formation continue, dans l'innovation. 10 pour cent de ce montant est le minimum pour toutes les tâches spéciales. Je vous demande de ne pas tomber dans le piège des chiffres qui figureront dans le message sur la formation et la recherche qui nous sera remis l'année prochaine.
Je pense qu'on doit manifester une volonté politique, et le groupe démocrate-chrétien veut la manifester, à savoir investir dans la formation de base des jeunes, donc dans la formation professionnelle.