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Bendahan Samuel · Nationalrat · 2019-09-16

Bendahan Samuel · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2019-09-16

Wortprotokoll

S'il y a une chose que j'adore avec mon pays, c'est qu'il ne s'est pas d'abord targué de dire à quel point il haïssait les gens qui étaient autour de lui, mais qu'il s'est plutôt targué de sa capacité à rassembler les gens. [PAGE 1590]

Aujourd'hui, pour la énième fois, on se retrouve à discuter et à débattre d'un projet qui vise à attiser la haine de notre peuple, alors que les gens avec qui nous collaborons tous les jours sont ceux qui ont contribué à construire la richesse de notre pays.

La voie bilatérale n'est pas la seule manière de collaborer avec les autres, mais il semble, aujourd'hui, que ce soit la voie que les gens de notre pays ont préférée. Ce que vous proposez, avec cette initiative, c'est de dynamiter cette voie-là; or, finalement, il ne restera qu'un épouvantail et l'isolement. Jamais un pays petit comme la Suisse ne pourra se développer, être un pays d'avenir, sans sa collaboration avec les autres pays. Pensez-vous que c'est avec l'arrogance et la défiance que nous réussirons à convaincre les gens qui sont autour de nous de construire avec nous la richesse de notre pays et de ses habitants? Non, évidemment.

Du point de vue économique, la voie bilatérale apporte beaucoup. C'est vrai, je vous l'accorde, il y a un problème avec la répartition de la richesse acquise grâce aux accords bilatéraux.

Mais j'aimerais quand même dire la chose suivante: s'il y a un problème de répartition des richesses et de la valeur du travail, ce n'est pas de la faute de la gauche. C'est parce que la droite refuse systématiquement les salaires minimaux, qu'elle refuse systématiquement de mettre à égalité les travailleurs du pays et d'aider les personnes qui sont le plus en difficulté. Je trouve difficile d'accepter cette logique de pompiers pyromanes que l'on voit aujourd'hui.

On refuse de protéger les travailleurs les plus faibles, on refuse d'offrir un niveau de vie décent aux personnes, et après on dit que c'est la faute de l'Europe. Non! S'il y a des personnes en difficulté, ce n'est pas de la faute de l'Europe, c'est de la faute de l'UDC.