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preparatory:AB 253187

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2019-09-26

Wortprotokoll

Il est clair que toute personne vivant en Suisse doit avoir accès au système de santé. Nous devons bien admettre que cet accès n'est pas toujours le même pour tout le monde. Pour certains groupes de la population, c'est parfois plus compliqué, et nous sommes conscients que parmi ces groupes, il y a les minorités sexuelles et de genre qui peuvent être confrontées à des risques spécifiques de santé ou rencontrer des obstacles liés à l'accès aux soins. Nous le savons, cela vaut pour tous les groupes de personnes pour lesquelles un certain accès aux soins peut être plus compliqué, voire partiellement restreint. Cela peut conduire à d'autres difficultés, à d'autres problèmes, parmi lesquels des affections de nature psychique, une prévalence plus élevée de tentatives de suicide ou une consommation plus élevée de substances, comparativement au reste de la population, parce qu'effectivement un défaut d'accès au système de santé a simplement, pour tout le monde, quelle que soit la personne concernée, des conséquences.

Ce qu'il faut dire, c'est que, jusqu'ici, en Suisse, la santé des personnes bisexuelles, spécifiquement, n'a encore jamais fait l'objet ni d'une étude détaillée ni d'une étude comparative avec le reste de la population. Que fait la Confédération? Elle s'engage, dans la mesure de ses compétences, à ce que la situation des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles soit prise en compte dans les stratégies de politique sanitaire, dans les rapports consacrés à la santé. Dans ce cadre, on peut citer, par exemple, les programmes et les projets qui visent la prévention et l'accès aux soins, notamment dans le domaine des infections sexuellement transmissibles parmi, les gays et les personnes bisexuelles en particulier.

Pour que le système et les soins de santé puissent être adaptés et optimisés en fonction des besoins, c'est aussi à la Confédération qu'il revient de mettre à disposition des données qui soient représentatives de la situation en matière de santé de la population suisse. En ce qui concerne la santé des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles, force est de constater qu'il existe dans notre pays des lacunes au niveau des données disponibles. Il est vrai que, dans ce cadre, on doit mentionner le fait que l'enquête suisse sur la santé a effectivement été complétée par des questions relatives à l'orientation sexuelle. Ces données n'ont cependant pas encore été analysées de manière détaillée.

Il faudrait aussi tenir compte, dans l'analyse, des défis méthodologiques que cela pourrait représenter; je pense notamment au faible nombre de personnes lesbiennes, gays et bisexuelles composant l'échantillon analysé dans la dernière enquête. Il faudrait donc pouvoir accompagner l'analyse de ces données par d'autres données disponibles. [PAGE 1900]

Tout cela pour vous dire que le Conseil fédéral admet qu'il est nécessaire d'étudier la santé des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles de façon plus approfondie, et que c'est la raison pour laquelle il vous a proposé d'accepter ce postulat. Aussi, il se déclare prêt à élaborer un rapport sur la base des données disponibles.

C'est dans ce sens que le Conseil fédéral vous invite à accepter le postulat.