Béglé Claude · Nationalrat · 2019-09-26
Béglé Claude · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion · 2019-09-26
Wortprotokoll
Dieser Vorstoss hat zwei Gründe. Erstens ist klar, dass die Digitalisierung voranschreiten wird, [PAGE 1926] überall in der Welt. Zweitens ist es für die Menschen in Entwicklungsländern besser, durch eigene Arbeit ein Auskommen zu haben, als von der Wohltätigkeit abhängig zu sein.
La combinaison de ces deux facteurs - le développement du numérique et le fait de se prendre en mains et de travailler - découle d'une opportunité qui permettrait à la fois de renforcer l'effet bénéfique de la coopération internationale sur le développement et d'améliorer l'efficacité de notre économie, ceci sans mettre en danger l'emploi dans notre pays.
Pour ce faire, il s'agirait de confier aux ressortissants de pays moins favorisés l'exécution de tâches relativement simples en matière de numérisation, qui ne peuvent pas être automatisées et pour lesquelles une formation rapide suffit. Il s'agirait là souvent d'activités répétitives et requérant un assez faible niveau de compétences, donc peu compatibles avec le niveau actuel des salaires en Suisse. En revanche, pour les travailleurs de certains pays en développement, ce serait une aubaine.
De quoi s'agirait-il? Par exemple, de scanner des livres ou de vérifier que des images téléchargées correspondent bien au lieu annoncé. Les activités de ce type reposent sur le principe d'une participation du secteur privé l'effort de coopération internationale. En revanche, il ne s'agirait pas d'exploiter les plus démunis. Au contraire, la promotion du travail à distance serait une manière de les faire bénéficier de la globalisation. Pour bien faire, il faudrait prévoir une brève formation initiale, puis des cours de perfectionnement. Ce serait un moyen de redonner à ces personnes une dignité, un certain confort matériel, grâce à un travail mieux rémunéré que la moyenne locale. Cet "outsourcing" numérique serait très efficace. De tous les modèles existants d'aide aux pays pauvres, aucun ne générerait de tels résultats en si peu de temps, même pas le microcrédit. Pour chaque adulte actif, ce serait en moyenne une famille sur cinq qui en profiterait. Les candidats, après une courte formation numérique, verraient leur revenu passer de 2 à 4, à 8 voire à 16 dollars par jour, ce qui les placerait nettement au-dessus de la moyenne des pays en question, selon l'ONG Sama Source.
La Direction du développement et de la coopération mise déjà sur le secteur de l'information et de la communication pour ses projets destinés à promouvoir l'emploi et de meilleurs revenus. En Albanie ou au Kosovo, elle a décelé dans ces secteurs un potentiel d'emploi pour les jeunes, les femmes et les minorités.
En ce qui concerne les entreprises suisses, une telle solution leur permettrait de gagner en performance, par exemple en développant des solutions basées sur des analyses de type "big data". Ce gain en efficacité leur permettrait de lancer alors de nouveaux biens et services, entraînant le recrutement de nouveaux collaborateurs en Suisse avec un meilleur niveau de qualification correspondant mieux au niveau de rémunération pratiqué chez nous.
Cela leur permettrait aussi, au passage, d'améliorer leur impact en matière de responsabilité sociale. Hormis l'objectif d'améliorer le niveau de vie des personnes concernées, des jalons pourraient être posés pour établir de façon plus pérenne, ici ou là, un écosystème de l'"outsourcing" numérique et une professionnalisation de tels services. Cela aurait pour effet probable un recul du chômage des jeunes parlant une ou deux langues étrangères et, par conséquent, une diminution de leur envie de tenter leur chance chez nous plutôt que chez eux.
C'est pourquoi il est demandé au Conseil fédéral d'étudier la meilleure manière de combiner engagement du secteur public et du secteur privé en la matière ainsi que la manière de permettre à nos propres entreprises de tirer le meilleur parti possible de la digitalisation, tout en protégeant l'emploi dans notre pays. Il s'agirait ainsi d'offrir de nouvelles perceptives à certains pays à bas revenus, grâce au développement du numérique, et de lutter contre la pauvreté, en confiant du travail à des gens qui en ont besoin, tout en renforçant l'efficacité de nos entreprises.
Néanmoins, puisque la DDC a déjà mis en oeuvre ce qui pouvait être fait, mon postulat n'est plus nécessaire, donc je le retire.