preparatory:AB 254760
Bendahan Samuel · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2019-12-05
Wortprotokoll
Un de mes collègues m'a fait remarquer que, lorsque j'ai défendu ma proposition de minorité au sujet de la position 306.A231.0120, "Indemnité versée à la ville de Berne pour la culture", j'avais oublié de déclarer mes liens d'intérêts. Je le fais maintenant: je suis ressortissant d'un canton qui a été occupé durant 300 ans par Berne. Malgré tout, je vous invite à soutenir le crédit de 1,007 million de francs destiné à la ville de Berne. Il est en effet absolument nécessaire de reconnaître le rôle de la ville de Berne comme ville fédérale, et cela sans rancune. Je pense qu'il est parfaitement justifié, étant donné que cette ville nous accueille, de soutenir son offre culturelle, qui nous permet d'honorer les personnes qui visitent notre capitale.
Je défends les autres propositions du groupe socialiste. Le sport est l'une des forces de notre pays. Le soutien aux activités sportives est par conséquent essentiel. Pour le coup, je déclare mes liens d'intérêts de Lausannois puisque, vous le savez, Lausanne est une ville particulièrement impliquée dans le domaine du sport. Je souhaiterais que notre pays renforce la compétitivité et les activités de Lausanne dans ce domaine. Soutenir notamment le domaine des infrastructures et celui des activités sportives par des crédits inscrits au budget renforce vraiment la présence de notre pays au niveau international. De plus, cela offre une aide à toutes les personnes qui, dans notre pays, souhaitent être en forme.
On parle beaucoup de problèmes de santé. Promouvoir l'activité sportive à tous les niveaux est une véritable plus-value pour notre pays. A mon avis, il en résulte une force qui va bien au-delà du montant très modéré de ces investissements.
Je vous invite donc, au nom du groupe socialiste, à accepter toutes les augmentations dans le domaine du sport.
Je souhaite insister sur l'importance du dernier thème, sur lequel il y a beaucoup de discussion et de propositions d'amender à la hausse le budget. Je veux parler du domaine de la formation. Imaginons un pays qui dispose d'une ressource naturelle de très grande valeur, d'une mine de diamants, mais une mine qui ne pose aucun problème écologique, ni aucun problème social ou de conditions de travail. La Suisse est ce pays. La Suisse dispose de cette fameuse mine de diamants: c'est son système de formation, la qualité du travail, celle de la recherche et des travaux scientifiques. Or nous refusons d'exploiter cette ressource renouvelable à cent pour cent, qu'il est possible de développer à cent pour cent, parce que nous ne mettons pas assez de moyens à disposition!
Sur ce point aussi, une fois n'est pas coutume, je déclare mes liens d'intérêt: je travaille dans le domaine, étant enseignant à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et à la HEC de l'Université de Lausanne. Je vois quotidiennement dans mon travail l'importance et la valeur du travail scientifique dans les hautes écoles.
Mais je m'arrête ici pour ce qui est de la déclaration de mes liens d'intérêt, parce que, finalement, les amendements dans le domaine de la formation ne se cantonnent évidemment pas aux hautes écoles. Bien sûr, le développement de la technologie est fondamental, mais ce qui fait la force de la Suisse, c'est la diversité de son système de formation, qui va, effectivement, de la formation de base à la formation continue, jusqu'aux hautes écoles. Il est fondamental de renforcer tous les domaines de la formation dans notre pays, car si nous voulons être au niveau de compétitivité auquel nous sommes aujourd'hui, voire le dépasser, nous devons aujourd'hui investir et développer notre savoir. C'est effectivement l'une des plus grandes forces économiques, mais aussi humaines de notre pays.
Je vous invite donc à soutenir toutes les propositions de minorité, en particulier celle défendues par Mme Schneider Schüttel, puisqu'elles sont identiques à celles qui ont déjà été adoptées par le Conseil des Etats. Aussi par souci de simplicité, en soutenant ces amendements, nous accepterons les décisions du Conseil des Etats et nous renforcerons un peu - bien que cela reste à mon avis insuffisant - les investissements que nous faisons dans le domaine de la formation.
Sachez que c'est particulièrement important vu les défis fondamentaux auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. Je ne parle pas seulement des défis liés à la numérisation, pour lesquels nos hautes écoles ont beaucoup à faire, non seulement pour que la numérisation se passe bien et de façon juste socialement, mais aussi pour que cette numérisation profite à toutes et à tous et qu'elle soit de qualité. Je parle aussi des questions environnementales, qui ont été un grand sujet de débat ces derniers temps. Nous avons besoin que la recherche investisse davantage ce terrain, pour que non seulement nous puissions nous positionner au niveau international dans ce domaine, mais pour que nous puissions aussi développer des solutions qui soient les meilleures possibles.
Il est évident que les défis climatiques et environnementaux risquent parfois de nous pousser à faire des sacrifices. La question de la taille de ces sacrifices dépendra de la qualité de notre recherche: plus nous arriverons à développer des choses, à enseigner, à faire des recherches et à nous positionner dans ce domaine, moins nous aurons à faire de sacrifices pour pouvoir continuer à vivre sur cette planète de façon durable.
Ce n'est donc pas seulement pour le milieu de la recherche et de l'enseignement, pas seulement pour l'économie, mais surtout pour le bien commun que je vous invite à soutenir tous les amendements visant à renforcer le domaine formation, recherche et innovation.
Et, enfin, n'oubliez pas que la formation continue est le coeur du problème dans le domaine de l'emploi aujourd'hui. Nous avons besoin de plus de formation continue, et cela aussi, c'est un bon argument.