Gapany Johanna · Ständerat · 2020-09-24
Gapany Johanna · Ständerat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion · 2020-09-24
Wortprotokoll
La proposition vous est faite par une minorité importante, puisque nous avons été départagés à une seule voix près. Nous vous proposons un compromis, qui porte sur 5 millions de francs supplémentaires plutôt que sur les 10 millions de francs qui avaient été approuvés par notre conseil mais qui ont été rejetés par le Conseil national.
Ce compromis est moins ambitieux pour notre pays, mais il est raisonnable compte tenu des besoins actuels et de la nécessité de mettre en place pas à pas des structures plus solides pour encourager les échanges linguistiques dans notre pays. Une augmentation de 5 millions de francs serait déjà un pas dans la bonne direction et aurait pour avantage de passer des paroles aux actes. Cette journée tombe tout particulièrement bien. Elle démontre encore une fois notre attachement aux langues nationales et notre volonté de les promouvoir. En plus, la stratégie en matière d'échanges et de mobilité que la Confédération et les cantons suivent ensemble indique clairement le but: on veut donner à tous les jeunes la possibilité de vivre une expérience d'échange ou de mobilité pendant leur formation.
Aujourd'hui, on constate encore que ces échanges ne sont effectués que par une infime minorité des jeunes, soit à peu près 3 pour cent. C'est peu et c'est aussi la raison pour laquelle notre minorité vous propose un compromis plus ambitieux. Elle n'est pas la seule à s'en préoccuper puisque c'est aussi le cas des cantons, qui en appellent à une augmentation des moyens. A quoi servirait ces moyens? Ils permettraient notamment d'intensifier les échanges entre les classes et les individus dans la scolarité obligatoire et dans l'enseignement secondaire. Ils permettraient aussi de lancer des programmes d'échange ou de mobilité au niveau de la formation professionnelle, et de développer des projets de coopération et des partenariats à long terme entre les écoles.
Dans ce domaine, il y a clairement une nécessité d'investir si l'on veut préserver cette richesse. Nous avons quatre langues nationales et favoriser en particulier les échanges à l'intérieur du pays serait une excellente chose, d'autant plus que la période favorise tout particulièrement le fait de rester en Suisse.
J'espère vous voir souscrire à cette proposition de compromis raisonnable, qui permettrait pourtant toujours d'améliorer la connaissance des langues dans notre pays.