Nordmann Roger · Nationalrat · 2020-12-16
Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2020-12-16
Wortprotokoll
Im Dossier unserer Beziehung zu Europa wird immer von der Souveränität geredet, die als absoluter Gral dargestellt wird. Der Elefant im Raum wird aber kaum genannt - leider! -, denn der Elefant im Raum, das sind die Grenzen der Souveränität. Die Souveränität ist nie absolut, schon deswegen nicht, weil sie in einer Demokratie auf diverse Organe und politische Strömungen aufgeteilt ist, aber vor allem, weil sie nicht losgelöst von den Fakten und von der Geografie betrachtet werden kann. International sind alle Staaten voneinander abhängig: Alle haben gesellschaftliche und ökonomische Verbindungen, welche ihren eigenen Spielraum einengen. Kein Staat ist vollständig frei, das zu tun, was er will. Diese Grenzen gelten sogar für Supermächte wie China oder die USA.
Die Frage lautet natürlich nicht - wie die SVP immer meint -, wie man die absolute Souveränität der Schweiz schützt,[NB]denn diese hat nie existiert, wie uns die Geschichte lehrt. Jede und jeder, der einmal ein Geschichtsbuch geöffnet hat, weiss, dass Europa seit Menschengedenken die Geschehnisse auf dem Schweizer Territorium beeinflusst hat. Ist es nicht auch ein französischer Kaiser, Napoleon, der unserer [PAGE 2576] Eidgenossenschaft durch die Mediationsakte von 1803 ihre aktuelle territoriale Struktur verpasst hat? Und sind es nicht die europäischen Kräfte des Wiener Kongresses, welche dieses Modell 1815 stabilisiert haben?
Die richtige Frage ist eine andere. Es geht nämlich darum herauszufinden, wie die Schweiz ihre Interessen am besten verteidigt und das eigene Schicksal weiterhin beeinflussen kann. In dieser Hinsicht wird sich bald eine ganz konkrete Frage stellen: Ist es besser, die Bilateralen Verträge mit dem Rahmenabkommen zu ergänzen oder zu versuchen, den Status quo ohne Rahmenabkommen zu behalten?
Vor Kurzem hat das Schweizervolk seinen Willen bekräftigt, sich einerseits nicht zu isolieren und sich andererseits weiterhin am europäischen Binnenmarkt zu beteiligen. Insbesondere hat das Schweizervolk beschlossen, die Personenfreizügigkeit beizubehalten. Diese Beteiligung hat viele Vorteile, bedingt aber auch eine gewisse Teilung unserer Souveränität. Es ist genau so wie bei der europäischen Fussballmeisterschaft: Sie können dort nicht mitspielen und gleichzeitig verlangen, dass Ihr Goal enger sein sollte, dass die Abseitsregel für Sie nicht gelten soll und dass Ihr Team sich nicht den Dopingkontrollen unterziehen muss. Und Sie können kaum verlangen, dass Sie im Streitfall die Spielregeln alleine interpretieren.
In dieser Hinsicht ist das Streitbeilegungssystem, das mit dem aktuellen Entwurf des Rahmenabkommens ausgehandelt worden ist, ganz vernünftig. Wir müssen ehrlich zugeben, dass die Schweiz diesen Aspekt recht gut verhandelt hat. Zwar kann das Schiedsgericht entscheiden - eventuell unter Berücksichtigung der Meinung des EuGH, wenn europäisches Recht betroffen ist -, aber die Schweiz darf danach alleine beschliessen, dass sie sich nicht an den Entscheid des Schiedsgerichtes hält, d. h., dass sie vom Ergebnis abweicht. In diesem Fall kann die EU beschliessen, Ausgleichsmassnahmen zu treffen, aber diese müssen verhältnismässig sein und begrenzt bleiben. Zudem kann jede Partei die Verhältnismässigkeit vom Schiedsgericht überprüfen lassen.
La Suisse est un petit pays, elle a donc tout avantage à la prééminence du droit sur la force et l'arbitraire. Le mécanisme d'élimination des divergences avec l'Union européenne garantit précisément ce principe fondamental: le respect du droit et de la proportionnalité, et c'est dans l'intérêt direct de la Suisse. Sur le plan du règlement des litiges, adopter cet accord-cadre constitue une bonne stratégie.
En revanche, ce constat de principe ne doit pas nous aveugler. Le Conseil fédéral a raison de vouloir rediscuter trois aspects en suspens, car des problèmes doivent impérativement être résolus avant la conclusion de la négociation. A nos yeux, le plus important est clairement le maintien des mesures d'accompagnement et la lutte contre le dumping salarial.
Dans ce domaine, nous demandons à l'Union européenne de faire preuve d'une certaine souplesse sur le plan formel. Cela ne devrait pas être trop difficile pour elle, vu qu'avec le renforcement de la directive sur les travailleurs détachés elle vient d'adopter des objectifs qui ressemblent furieusement au système suisse, à savoir appliquer les conditions de travail usuelles et verser le salaire usuel au lieu où le travail est effectué.
Dès lors que l'Union européenne refuse à juste titre le dumping, notamment sur les standards environnementaux, sociaux, fiscaux, elle doit aussi refuser le dumping salarial. On ne comprend pas quels inconvénients elle subirait du fait que la Suisse lutte de façon plus sévère et plus stricte contre le dumping salarial. La lutte contre le dumping est même dans l'ADN de l'Union européenne. On comprend d'autant moins cette crispation de l'Union européenne que les mesures d'accompagnement suisses sont un immense avantage pour les Européens qui viennent travailler en Suisse, et elles garantissent que ces derniers ne soient pas exploités et reçoivent aussi de bons salaires.
Par la votation du 27 septembre dernier, la Suisse vient de faire la preuve par l'acte de la nécessité des mesures d'accompagnement et de leur caractère fondamentalement consubstantiel à l'acceptation de la libre circulation des personnes.
Vous l'aurez compris, le groupe socialiste soutient les efforts du Conseil fédéral pour renégocier de manière à garantir les mesures d'accompagnement, dans le but d'éviter que la question des aides d'Etat ne devienne une machine à démonter le service public et pour clarifier l'applicabilité de la directive sur la citoyenneté de l'Union. Monsieur le conseiller fédéral, nous jugerons du résultat sur pièces en tenant également compte des propositions que fera le Conseil fédéral sur la législation d'application. Sans la garantie qu'il sera assorti de mesures d'accompagnement, l'accord-cadre institutionnel n'a aucune chance.
Pour conclure, j'aimerais dénoncer le double langage de l'UDC dans ce dossier. (Le président signifie à l'orateur qu'il doit terminer) Je conclus bientôt. Alors que la motion défendue par M. Glarner préconise de clarifier des points en suspens en les incluant dans l'accord, celle défendue par M.[NB]Aeschi demande de renoncer complètement à l'accord-cadre. Ces deux demandes sont totalement contradictoires, ce qui démontre que le vrai but de l'UDC est de torpiller le projet d'accord-cadre. Finalement, l'hypocrisie du texte défendu par M. Glarner s'inscrit dans une longue tradition de l'UDC: prétendre vouloir protéger les travailleurs, mais combattre les mesures d'accompagnement. (Zwischenruf des Präsidenten: Herr Nordmann, es gibt eine Frage von Herrn Aeschi. Vielleicht können Sie den Schluss dort einbinden, Sie haben schon eine Minute länger gesprochen.) Ich habe noch zwei Sätze! (Zwischenruf des Präsidenten: Nein, bitte, wir müssen fair sein!) Die Frage von Herrn Aeschi beantworte ich nicht.