Polla Barbara · Nationalrat · 2002-11-28
Polla Barbara · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2002-11-28
Wortprotokoll
Le groupe libéral ne veut pas, pour l'essentiel, se rallier au Conseil [PAGE 1855] des Etats, et il veut, par là, témoigner d'une opposition très claire au choix du Conseil des Etats et aussi à la minorité Genner qui choisit la politique du pire.
Je ne reviendrai pas sur notre adhésion globale au nouveau système de fiscalité familiale; le rapporteur francophone, M. Pelli, en a excellemment détaillé les motivations et les objectifs. Mais j'aimerais rappeler que cela fait des années, voire des décennies, que les familles et les entreprises de ce pays attendent enfin un signe positif en termes de fiscalité. Et je vous rappelle que vous, et je m'adresse notamment à la majorité du Conseil des Etats qui veut maintenant supprimer les allègements fiscaux, vous, disais-je, avez décidé d'investir une somme démesurée dans une entreprise Swiss au titre de l'image suisse et de l'économie suisse. Eh bien, si cela a été possible, alors il doit aussi être possible aujourd'hui de tenir les promesses et de reconnaître les besoins des familles suisses et des entreprises suisses, et même de celles plus petites, moins endettées, mais tout aussi suisses que Swiss. Les libéraux refusent absolument de leur faire payer les erreurs passées.
Pour l'essentiel, le groupe libéral s'en tiendra donc aux propositions de la majorité de la commission, sauf en ce qui concerne le droit de timbre, sans oublier qu'alléger la fiscalité des entreprises, c'est être plus compétitif et donc, à terme, augmenter les recettes fiscales. Les pays qui nous entourent ne s'y trompent pas qui, tous, baissent la fiscalité de leurs entreprises, et l'OCDE ne s'y trompe pas non plus, qui nous recommande fermement, pour l'avenir de notre pays, d'agir sur la fiscalité de nos entreprises.
J'aimerais encore, à ce stade de la discussion, à titre peut-être plus personnel, mais dans le sens de ce que demandent les libéraux genevois, insister tout particulièrement sur les allègements fiscaux pour frais de garde.
Je peux me baser notamment sur les résultats d'une étude conduite conjointement par l'IMD (International Institute for Management Development) et l'Université de Saint-Gall, et qui vient d'être publiée. Que nous dit cette étude?
1. Que les nouvelles entreprises créent le plus grand nombre d'emplois nets.
2. Que l'esprit d'entreprise suisse se heurte à des murs socioculturels particulièrement solides, à savoir en ce qui concerne les hommes, la peur du risque, et en ce qui concerne les femmes, la garde des enfants.
Les femmes suisses, en termes de création d'entreprises, sont en queue de peloton avec nos soeurs japonaises et coréennes. Analyse et proposition de l'étude: travailler sur la garde des enfants. Donc, en maximalisant les déductions fiscales pour frais de garde et des familles, nous permettrons aux femmes comme aux hommes de ce pays de créer plus facilement leur entreprise, donc de créer un maximum d'emplois, de faire vivre la Suisse et même de faire le bonheur de notre grand argentier. C.Q.F.D!
Le groupe libéral vous demande donc de faire enfin avancer ce train-là, et pour une fois à grande vitesse!