Français Olivier · Ständerat · 2021-06-03
Français Olivier · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2021-06-03
Wortprotokoll
Tout a été dit, ou presque, et je répéterai sans doute des éléments qui ont déjà été mentionnés par mes préopinants.
Nous avons tous un mandat, et nous sommes très attachés au respect de nos principes. Nous voulons la libre concurrence; nous voulons la souveraineté alimentaire; nous voulons l'emploi; nous voulons la qualité de vie pour nos concitoyennes et nos concitoyens; nous voulons aussi appliquer les règles internationales qui nous lient avec nos voisins. Alors, c'est clair qu'il est très difficile de mettre en adéquation tous ces principes, et on le ressent dans notre débat - c'est le moins que l'on puisse dire. Ce qui est sûr, c'est que sur un point concret, nous avons pris différentes dispositions qui portent en particulier sur l'interdiction des pesticides.
J'ai déposé l'interpellation 20.4014 au mois de septembre 2020. Je rappelle que le chiffre théorique était alors de 18[NB]000 hectares en ce qui concerne la surface dévolue à la culture de betterave sucrière. On a entendu tout à l'heure parler de 14[NB]000 hectares. Ce qui est sûr, c'est qu'au vu de l'ambition affichée de réduire l'utilisation des pesticides dans l'agriculture, une diminution, en tout cas dans ma région, de 40 à 50 pour cent - en fonction de l'évolution climatique - du rendement de la production de betteraves est à prévoir. Ce faisant, cette surface va certainement passer sous les 10[NB]000 hectares.
Cela a deux conséquences, comme cela a été dit: sans aucun doute la fin de l'industrie sucrière à Kirchberg, le site de production qui est le plus en difficulté, mais aussi une diminution de la souveraineté alimentaire, donc une évolution allant à l'encontre du mandat constitutionnel donné par le peuple. Mais il y a aussi un argument qui n'a pas été cité et qui aurait pu l'être par les représentants d'un courant politique qui se trouvent assis à ma gauche: celui des pertes importantes en termes de rotation des cultures, puisque la culture de la betterave apporte une plus-value considérable pour la régénération du sous-sol.
C'est la réalité. Pour ma part, il est clair que l'initiative parlementaire pose quelques problèmes dont certains ont parlé: a-t-on le droit, ou doit-on inscrire un prix minimum dans la loi? On dit que cela n'existe pas, mais ce n'est pas vrai. Dans le cas du projet Forta ou du projet du Fonds d'infrastructure ferroviaire, dans le cas également de la loi sur le CO2, des montants ont été inscrits. Et si l'on n'a pas inscrit des montants, il y a quelque chose de tout à fait équivalent. C'est donc un argument qui ne tient vraiment pas la route, c'est le moins qu'on puisse dire, ou alors c'est vraiment de la mauvaise foi. Ce n'est pas un argument recevable.
Lors du traitement de l'objet, on pourra faire évoluer ce texte, je le rappelle. Il me paraît important d'inscrire ces mesures dans la loi, et non par voie d'ordonnance, car cela donne une pérennité à cette branche, qui est à mon avis importante et essentielle.
Aussi, je ne peux que vous recommander de suivre la minorité Hegglin Peter en entrant en matière sur ce projet et de travailler ensuite de concert, afin de trouver une solution qui réponde à tous les principes exprimés par ceux qui ont pris la parole dans cet hémicycle.