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leer · 2002-11-25

leer · 2002-11-25

Wortprotokoll

Le président (Cottier Anton, président): Je déclare ouverte la session d'hiver 2002.

Une année présidentielle se termine aujourd'hui et une autre commence. C'est l'occasion d'exprimer mes sincères remerciements à tous ceux qui m'ont assisté dans la charge de président. Mais, auparavant, je tiens à vous faire part de quelques réflexions au sujet des votations populaires d'hier.

Le Conseil national et le Conseil des Etats, de même que le Conseil fédéral ont recommandé d'adopter la loi sur l'assurance-chômage révisée. Le peuple a suivi notre recommandation à une confortable majorité. La crainte de l'avenir économique et surtout l'insécurité liée au destin personnel de chacun ont conduit une minorité de votants à rejeter cette révision. Il faut admettre que l'attitude de certains acteurs économiques a conduit à une rupture de confiance. L'objectif de la solidité financière de l'assurance est rendu possible grâce à la nouvelle loi qui garantira la solidarité entre ceux qui ont un travail et ceux qui en sont privés.

Le rejet de l'initiative sur l'asile, dans le sens aussi de la recommandation du Conseil des Etats, du Conseil national et du Conseil fédéral, confirme que la Suisse restera à l'avenir une terre d'accueil et que la tradition humanitaire de notre pays demeurera toujours vivante. Le long catalogue de restrictions au droit d'asile ne figurera pas dans la constitution, mais, afin de maîtriser les mouvements migratoires, il conviendra de définir rigoureusement les conditions d'accueil. Une application conséquente des dispositions légales est indispensable si l'on veut rassurer la très forte proportion d'acceptants qui ont voulu exprimer leur inquiétude. La loi en révision doit apporter une réponse à ces exigences. Le peuple et les cantons ont clairement indiqué la voie à suivre en la matière. Notre pays, au coeur de l'Europe, ne saurait se recroqueviller sur lui-même. Il se doit, au contraire, de pratiquer une large ouverture sur le monde, dont il est si dépendant.

Cet esprit d'ouverture de notre pays existe: le peuple et les cantons suisses l'ont manifesté par le vote historique du 3 mars 2002 marquant l'adhésion de notre pays à l'ONU. L'estime et la considération dont notre pays est l'objet, je les ai ressenties le 10 septembre dernier à New York lors de la séance de l'Assemblée générale qui a accepté notre pays dans l'organisation mondiale, mais aussi à l'occasion de contacts avec de nombreuses personnalités étrangères. Comme pays pacifique, neutre et impartial, gardien du droit humanitaire international, la Suisse a une mission à remplir dans le concert des nations.

Je termine ce soir mon année présidentielle qui m'a procuré de nombreuses satisfactions. Je remercie le secrétaire du Conseil des Etats, M. Christoph Lanz, homme toujours de bon conseil, qui fut pour moi un soutien efficace. Les collaboratrices et collaborateurs des Services du Parlement ne ménagèrent pas leurs efforts pour servir notre Conseil.

Je remercie particulièrement le Service des relations extérieures, dirigé par M. John Clerc, qui a organisé les voyages que j'ai eu l'occasion d'accomplir à l'étranger ainsi que la réception de nombreuses personnalités qui ont tenu à établir un contact avec le Parlement.

Ma gratitude s'adresse enfin aux membres de la Délégation administrative et à mes collègues du Bureau pour leur appui constant manifesté lors des séances que j'ai eu l'honneur de présider.

Je me loue aussi de l'excellente collaboration avec la présidente du Conseil national, Mme Liliane Maury Pasquier, ainsi qu'avec le président de la Confédération, M. Kaspar Villiger, et les autres membres du Conseil fédéral.

Enfin, mes chers collègues, c'est vous toutes et vous tous que je voudrais remercier. Votre compréhension a contribué au traitement de l'ensemble des objets pendants et des dossiers en suspens.

Ma fonction présidentielle, par les contacts intéressants qu'elle procure avec des citoyens de toutes les parties du pays, m'a profondément réjoui. J'ai trouvé beaucoup de plaisir à l'exercer dans cette salle, avec vous, et à représenter notre Conseil à l'extérieur.

Il est temps d'aborder notre ordre du jour et de mettre en route la procédure d'élection de mon successeur et des membres du Bureau de notre Conseil, assemblée parlementaire qui est un élément essentiel de notre ordre démocratique et fédéraliste. (Applaudissements)

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