Seiler Hanspeter · Nationalrat · 2000-03-22
Seiler Hanspeter · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2000-03-22
Wortprotokoll
Bundesbeschluss über verschiedene Vereinbarungen mit Deutschland sowie mit Österreich und dem Fürstentum Liechtenstein über polizeiliche und justitielle Zusammenarbeit
Arrêté fédéral portant approbation de divers accords de coopération policière et judiciaire avec l'Allemagne, ainsi qu'avec l'Autriche et le Liechtenstein
[VS]
Detailberatung - Examen de détail
[VS]
Titel und Ingress, Art. 1 Abs. 1 Bst. a, b, d, e; Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
[VS]
Titre et préambule, art. 1 al. 1 let. a, b, d, e; art. 2
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
[VS]
Angenommen - Adopté
[VS]
Art. 1 Abs. 1 Bst. c
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
[VS]
Antrag Steiner
Streichen
Schriftliche Begründung
Die Schweiz ist seit 33 Jahren am Europäischen Auslieferungsabkommen beteiligt, welches für alle Nachbarstaaten, total für 39 Länder, gilt. Das europäische Abkommen verlangt, dass die Tat in beiden Ländern strafbar ist, und eben gerade auch, dass sie weder im ersuchenden noch im ausliefernden Staat verjährt ist.
Warum soll nun dieser Grundsatz verletzt werden, soll also Deutschland Auslieferung auch verlangen können, wenn die Tat zwar in der Schweiz strafbar, aber verjährt ist und daher eine Strafverfolgung hier gar nicht mehr zulässig wäre? Die in der Botschaft genannten Gründe überzeugen in keiner Weise.
1. Es stimmt nicht, dass es der internationalen Entwicklung widerspreche, die Verjährung zu berücksichtigen. Im Gegenteil: Die Verjährung hat ihren festen Platz im europäischen Abkommen. In anderen neueren Abkommen, z. B. mit Australien (1988), den Philippinen (1989) und Kanada (1993), wird gerade vorgeschrieben, die Verjährung im ersuchten Staat zu berücksichtigen.
2. Im europäischen Raum beachten immerhin 39 Länder des Auslieferungsabkommens die Verjährung im ersuchten Staat.
3. Die EU hat für ihre Mitglieder einen Vertrag aufgelegt, der, wie es in der Botschaft heisst, die Verjährung in einem um Auslieferung ersuchten Staat nicht mehr berücksichtigt. Dieser EU-Vertrag tritt, was in der Botschaft nicht steht, erst in Kraft, wenn ihn alle 15 Länder ratifiziert haben, die damals zur EU gehörten. Das haben bis heute nur 6 Länder getan; von unseren Nachbarn fehlen Italien, Frankreich und Österreich. Bloss Deutschland und 4 weitere Länder haben erklärt, ihn untereinander vorzeitig anzuwenden.
4. Dieser EU-Vertrag erlaubt aber, was die Botschaft verschweigt, dass der ersuchte Staat die Auslieferung verweigert, wenn die Tat auf seinem Gebiet auch verfolgt werden könnte, aber verjährt ist. Der Täter soll also durch Auslieferung nicht schlechter gestellt werden.
5. Verjährungsfristen sind nicht einfach lästige Verfolgungs- und Auslieferungshindernisse, sondern auch ein Mittel, um das Strafverfahren zu beschleunigen und dem behördlichen Schlendrian vorzubeugen. Das verlangt immerhin die Europäische Menschenrechtskonvention. Deutschland kennt für viele Delikte deutlich largere Verjährungsregeln als die Schweiz.
6. Es ist daher nicht angezeigt, gegenüber Deutschland eine Konzession zu machen, die mit keinem anderen Nachbarstaat gilt, mit denen wir kürzlich die Rechtshilfebeziehungen bereinigt haben.
[VS]
Art. 1 al. 1 let. c
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
[VS]
Proposition Steiner
Biffer
Développement par écrit
39 pays, dont tous les pays limitrophes de la Suisse, sont parties à la Convention européenne d'extradition. La Suisse elle-même est partie depuis 33 ans à cet accord, qui pose comme préalable que les faits soient punis par les lois aussi bien du pays requérant que du pays requis, et qu'ils ne soient donc pas prescrits.
Autoriser aujourd'hui l'Allemagne à requérir l'extradition lorsque les infractions concernées, bien que punies en Suisse, y sont prescrites, et que leur auteur ne peut plus être poursuivi chez nous, constituerait une violation de ce principe, dont on voit mal ce qui la justifierait. Les raisons énoncées dans le message ne sont en effet guère convaincantes:
1. Il est faux d'affirmer qu'il serait contraire à l'évolution du droit international de tenir compte de la prescription. C'est même l'inverse: non seulement l'extradition pour des faits prescrits est interdite par la convention, mais des accords plus récents conclus avec l'Australie (1988), avec les Philippines (1989) et avec le Canada (1993) prévoient clairement le cas où les faits sont prescrits dans le pays requis.
2. Les 39 pays européens parties à la convention se soumettent aux dispositions de la partie requise applicables à la prescription.
3. L'UE a proposé à ses Etats membres un accord qui, selon le message, ne tient plus compte d'une prescription intervenue dans la partie requise. Ce que le message ne dit pas, c'est que cet accord n'entrera pas en vigueur avant d'avoir été ratifié par les 15 Etats membres de l'UE de l'époque. A ce jour, il ne l'a été que par 6 d'entre eux, et parmi nos voisins, il ne l'a été ni par l'Italie, ni par la France, ni par l'Autriche. Seuls l'Allemagne et 4 autres pays ont décidé de procéder à son application anticipée.
4. Ce que le message ne dit pas non plus, c'est que la partie requise s'oppose à l'extradition lorsque les faits, bien que punissables également sur son territoire, sont chez elle prescrits. Il s'agit par là d'éviter que l'extradition ne place l'auteur de l'infraction dans un environnement juridique moins favorable.
5. Loin de constituer simplement une entrave gênante en matière de poursuites et d'extradition, le délai de prescription est un moyen d'accélérer la procédure pénale et de prévenir l'enlisement administratif - du moins selon la Convention européenne des droits de l'homme.
6. Or, en Allemagne, les délais de prescription sont souvent nettement plus longs qu'en Suisse. Et on ne voit pas pour quelle raison la Suisse devrait faire à l'Allemagne une concession qu'elle n'a faite à aucun des pays voisins avec lesquels elle a récemment redéfini ses relations en matière d'entraide judiciaire.