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Python Valentine · Nationalrat · 2022-09-14

Python Valentine · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2022-09-14

Wortprotokoll

Une surconsommation de jeux vidéo a des impacts négatifs sur la santé à tout âge: perturbation du sommeil, suractivité cérébrale, addiction, sédentarité et surpoids - sans parler des problèmes de vue liés à la fameuse lumière bleue des écrans. Chez les mineurs se pose également la question des contenus, tant des jeux vidéo que des films. Les nouvelles technologies du numérique rendent extrêmement facile l'accès à des contenus inadaptés et violents. Se pose alors la question de l'impact psychologique que cela induit pour les enfants et les adolescents. Il est donc de notre responsabilité collective de les protéger et de soutenir les parents dans leurs efforts pour encadrer la consommation numérique de leurs enfants. C'est une question de santé physique et mentale des mineurs; c'est aussi une question éthique, puisqu'il paraît anormal de laisser les familles démunies face à une évolution aussi rapide des modes de consommation et de divertissement. A ces questions cruciales s'ajoute celle du surendettement, car de plus en plus de jeux impliquent des transactions en ligne, rendues souvent irrésistibles par les mécanismes neuro-cérébraux que suscite la réalisation d'un jeu en ligne. Pour cette même raison, le nombre d'heures par jour passées devant l'écran excède largement les seuils recommandés. Plusieurs études scientifiques démontrent ces effets. [PAGE 1421]

Il ne s'agit cependant pas de faire le procès des jeux vidéo et des films en ligne, car s'ils sont bien encadrés et adaptés à l'âge des joueurs, ils peuvent aussi contribuer à stimuler positivement le développement mental. Non, ce dont il s'agit ce matin, c'est d'avaliser l'encadrement nécessaire. Notre conseil l'a fait une première fois l'année passée, en suivant la recommandation de la commission, à la plus grande satisfaction des milieux de la protection de l'enfance et des consommateurs.

Malheureusement, le Conseil des Etats, en accordant trop de poids aux intérêts économiques des secteurs du film et du jeu vidéo, affaiblirait trois points fondamentaux, ce qui aurait pour conséquence de vider sensiblement la loi de son sens. C'est pourquoi les Verts défendent la position de la majorité de la commission aux articles 1 et 4. Nous considérons que la promotion des compétences médiatiques est indispensable pour responsabiliser les enfants et les adolescents et adolescentes face à Internet, aux films et aux jeux vidéo. Ce n'est qu'en acquérant les compétences et les connaissances nécessaires que les enfants et les jeunes peuvent se protéger au mieux. Les mesures visant à promouvoir de solides compétences dans l'utilisation des médias et d'Internet sont plus durables que les interdictions. Cela devrait d'ailleurs également être dans l'intérêt du secteur du cinéma et des jeux vidéo.

Nous suivrons également la majorité aux articles 5 et 11 qui concernent les microtransactions, qui représentent un risque financier important pour les enfants, les adolescents et leurs parents. Ces dernières augmentent le risque de problèmes de dépendance aux jeux et aux jeux de hasard. Les jeux vidéo avec microtransactions doivent donc être signalés par des descripteurs de contenu; par ailleurs, l'information et la sensibilisation des parents doivent être renforcées.

Enfin, à l'article 10, nous partageons une fois encore la position de la majorité concernant la garantie de la participation d'expertes et d'experts à titre permanent au sein des organisations de branche lors de l'élaboration de leur réglementation et concernant l'évolution qu'elles souhaitent leur donner, dans un contexte technologique en pleine évolution. Une protection efficace des mineurs dans les médias nécessite obligatoirement l'implication d'expertes et d'experts du domaine de la protection de la jeunesse. C'est la seule façon de garantir que les connaissances spécialisées, notamment en neurobiologie, pédopsychiatrie et psychologie de l'enfant, sur les questions relatives aux enfants et aux jeunes et à leurs intérêts, soient suffisamment prises en compte dans la corégulation de la protection des mineurs dans les domaines du film et du jeu vidéo.

Concernant les minorités, nous les rejetons toutes, dans l'optique d'obtenir une loi sur la protection des mineurs dans les secteurs du film et du jeu vidéo qui soit à même d'honorer ses prétentions.