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Wehrli Laurent · Nationalrat · 2022-09-29

Wehrli Laurent · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2022-09-29

Wortprotokoll

Dans sa séance du 22 septembre 2022, votre Commission de politique extérieure a continué son examen de la révision de la loi sur les embargos et de la seule divergence subsistant avec le Conseil des Etats. Celle-ci se trouve à l'article 2 alinéa 2ter et porte sur la volonté exprimée par notre conseil de permettre au Conseil fédéral d'édicter des sanctions, propres à la Suisse, contre des personnes impliquées dans des violations du droit international humanitaire ou des droits de l'homme, ou dans toute autre forme d'atrocité.

Der Ständerat hat beschlossen, diese Bestimmung zu streichen. Ihre Kommission - sie hat mit 13 zu 11 Stimmen bei 1 Enthaltung diesen Beschluss gefasst - empfiehlt Ihnen, dieser Position des Ständerates zu folgen und damit diese Differenz zu beseitigen.

Die Debatte dreht sich also um die Möglichkeit des Bundesrates, Sanktionen gegen Personen zu verhängen, die an Verstössen gegen das humanitäre Völkerrecht beteiligt sind, und um die Fähigkeit der Schweiz, solche Sanktionen autonom zu verhängen, auch wenn die Positionen der wichtigsten Handelspartner der Schweiz berücksichtigt werden sollen. Die Mehrheit Ihrer Kommission und der Bundesrat sind der Ansicht, dass eine solche Möglichkeit dazu führen könnte, dass die Schweiz Gefahr läuft, ihre internationale Verantwortung zu überschreiten, denn natürlich müssen solche Entscheidungen nach einer gründlichen und detaillierten Analyse getroffen werden und nicht nur auf der Grundlage von Gerüchten oder Gefühlen. Sonst sind solche Sanktionen nicht mehr logisch und auch nicht mehr seriös.

Es stellt sich auch die Frage nach einem Gerichtsverfahren, das es den sanktionierten Personen ermöglicht, bei Bedarf Berufung einzulegen, die in diesem vorgeschlagenen Artikel 2 Absatz 2ter nicht geregelt ist.

Une telle proposition devrait donc faire l'objet d'un processus d'élaboration et de consultation plus établi et, ainsi, ne pas être "juste" - si on peut le dire ainsi - incluse dans la révision de cette loi sur les embargos.

La question de pouvoir mettre en oeuvre rapidement les modifications déjà adoptées par nos deux chambres nous a également incités à vous proposer de rejoindre l'avis du Conseil des Etats.

Pour la minorité de la commission, la Suisse, forte de sa neutralité et de ses engagements humanitaires, doit justement pouvoir prendre de manière autonome de telles sanctions.

Je conclus en vous rappelant que c'est par 13 voix contre 11 et 1 abstention que votre commission vous recommande de suivre le Conseil des Etats et d'annuler la divergence subsistante, permettant ainsi la mise en oeuvre des modifications de cette loi sur les embargos.