Hurni Baptiste · Nationalrat · 2022-12-13
Hurni Baptiste · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2022-12-13
Wortprotokoll
Je déclare d'abord mes d'intérêts: je suis président, pour la Suisse romande, de la Fédération suisse des patients.
Les primes d'assurance-maladie sont chères, très chères pour notre population. Notre autorité l'a répété au moment d'adopter un contre-projet à l'initiative du Parti socialiste dite des 10 pour cent. Vous le savez comme moi, cette année, l'augmentation aura été de 6,6 pour cent en moyenne. Or, parmi les choses qui exaspèrent, même si le Conseil fédéral est intervenu en 2015 et qu'il s'agit de faibles montants, c'est de devoir payer la communication lorsque l'on appelle son assurance, peu importe que ce soit du fait de l'erreur de l'assurance ou de la sienne, pour une question ou un autre renseignement. Alors oui, on nous dira sans doute que ce sont de petits montants qui sont en jeu pour l'assuré. Si l'on a rarement besoin d'appeler son assurance, il s'agit tout au plus de quelques francs par année ou de quelques centimes. Mais si tel n'est pas le cas, que l'on est malade avec des traitements lourds, les appels sont toujours plus fréquents et finissent par peser de manière non négligeable sur le budget. Lorsque l'on sait que les malades doivent déjà supporter beaucoup de frais, et surtout quand on voit le niveau des primes, c'est la moindre des choses que de pouvoir gratuitement poser une question et obtenir une réponse. Il en va du service minimal d'une assurance sociale.
Cependant, au moment où cette initiative parlementaire a été déposée, le principal problème était que la plus grande assurance en Suisse romande, à savoir Assura, utilisait un numéro surtaxé, ce qui créait de très nombreuses plaintes chez les consommateurs et les patients. D'ailleurs, la Fédération romande des consommateurs avait relevé à de réitérées reprises que ces pratiques étaient très problématiques. Or, aujourd'hui, Assura, depuis quelques mois maintenant, a rendu son numéro gratuit. On peut s'en réjouir et cela a ainsi résolu une grande partie de cette problématique.
Dès lors, vu la position de la majorité de la commission et le fait que cette initiative ne se justifie plus totalement eu égard au changement de pratique d'Assura, je retire mon initiative parlementaire, étant entendu que nous reviendrons à la charge si ces pratiques douteuses devaient à nouveau se répandre, mais que nous considérons qu'actuellement le problème est en grande partie résolu.