Clivaz Christophe · Nationalrat · 2023-03-08
Clivaz Christophe · Nationalrat · Wallis · Grüne Fraktion · 2023-03-08
Wortprotokoll
On le sait, les problèmes environnementaux ne s'arrêtent pas aux frontières. De plus, nos modes de vie en Suisse ont un fort impact à l'étranger, puisque plus de la moitié de notre empreinte écologique a lieu hors de nos frontières. Dès lors, il est à la fois juste et pertinent de soutenir les actions mondiales en faveur de l'environnement.
Les Verts soutiennent en particulier le Fonds pour l'environnement mondial (FEM). Ce mécanisme de financement de toutes les grandes conventions environnementales est d'une importance capitale pour leur mise en oeuvre effective. En signant diverses conventions environnementales, la Suisse s'est engagée à soutenir les pays en développement et en transition dans la mise en oeuvre de ces conventions.
Depuis sa création en 1991, le FEM a financé plus de 5000 projets dans les domaines du climat, de la biodiversité, des eaux internationales, de la dégradation des terres, des produits chimiques et des déchets. Son efficacité est par conséquent avérée.
Pour la huitième reconstitution de ce fonds, les pays donateurs se sont mis d'accord pour mettre à disposition des moyens d'un montant de 5,33 milliards de dollars américains, ce qui correspond à une augmentation de 32 pour cent par rapport au montant du fonds précédent.
Avec cette augmentation, la communauté internationale répond à l'urgence croissante des problèmes environnementaux mondiaux. La Suisse entend aussi participer à cet effort, et sa contribution correspond à l'augmentation moyenne de tous les contributeurs.
Notre groupe vous propose de rejeter la réduction du crédit d'engagement demandée dans la Commission des finances par la proposition défendue par la minorité I (Graber) et, dans la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie par la proposition défendue par la minorité III (Egger Mike), qui aurait pour conséquence que la Suisse ne pourrait, pour la première fois, pas payer sa contribution au FEM calculée en fonction de sa part de charges et mettrait ainsi en danger son siège au conseil d'administration du fonds.
Cela nuirait à l'image de la Suisse en tant qu'acteur crédible et fiable et affaiblirait sa position dans le cadre des négociations internationales sur l'environnement.
Plutôt que de diminuer le montant à disposition, nous vous demandons au contraire de soutenir la minorité IV (Klopfenstein Broggini) et la minorité II (Wettstein) afin de mieux doter le Fonds pour l'environnement mondial, et cela pour deux raisons que j'ai déjà évoquées: premièrement, le fonds a fait ses preuves; deuxièmement, plus de la moitié de l'empreinte écologique de la Suisse se situe à l'étranger et il est juste que la Suisse contribue davantage.
De plus, vu que les problèmes environnementaux sont mondiaux, ces moyens supplémentaires profiteront non seulement aux pays où des projets additionnels pourront être réalisés grâce à ce financement supplémentaire, mais aussi à notre pays, et plus généralement à la communauté internationale.