Lachat François · Nationalrat · 2003-03-19
Lachat François · Nationalrat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2003-03-19
Wortprotokoll
Je serai bref. L'élevage des Franches-Montagnes vise prioritairement à produire un cheval de loisir de qualité, et non pas de la viande. Cela signifie qu'il faut une sélection rigoureuse qui implique un abattage de plusieurs centaines de poulains par année. Donc cela signifie que la production de viande chevaline résulte d'une sélection nécessaire et qu'elle n'est pas liée indéfectiblement à la production de viande.
L'élevage chevalin constitue une production agricole importante et une capacité de diversification pour de nombreuses régions: Berne, Vaud, Bâle-Campagne, Soleure, Argovie, Fribourg, Appenzell, Neuchâtel et Jura. Cet élevage est une des productions les plus écologiques pratiquées dans notre pays, parce qu'il fait appel à des fourrages grossiers et à la capacité de fourrage dans les pâturages.
La viande de cheval est une production saisonnière, l'offre doit donc pouvoir être maîtrisée, étalée dans le temps. Et donc la possibilité d'organiser à nouveau des marchés publics doit être impérativement donnée, même si elle n'est pas régulièrement utilisée. L'écoulement de la viande suisse sera difficile, voire impossible; donc on arrivera à une sélection quasi affaiblie, donc à une race du cheval Franches-Montagnes quasi affaiblie, si une partie des contingents d'importation n'est pas liée à l'acquisition d'animaux sur les marchés publics.
Je terminerai sur le fait suivant: la marché des poulains, et vous le savez puisque cela a été étudié par la commission, est un marché difficile; il a perdu plus de 30 pour cent de sa marge de prix en quatre ans et les bouchers menacent chaque année de ne plus reprendre les produits indigènes.
Voilà les raisons pour lesquelles je vous demande de soutenir ma proposition à l'article 48 alinéa 1bis.