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Thorens Goumaz Adèle · Ständerat · 2023-06-06

Thorens Goumaz Adèle · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2023-06-06

Wortprotokoll

Je serai courte. Il s'agit d'une décision d'ordre financier. Toutes les personnes qui se sont exprimées jusqu'ici, y compris moi-même, siégeons à la Commission des finances, et il s'agit d'une décision financière. Il ne s'agit pas de faire maintenant un débat sur l'asile. J'ai l'impression que nous dépassons un peu nos[NB]prérogatives[NB]en[NB]réalisant un véritable débat de fond sur l'asile.

La question que nous devons nous poser est la suivante: y a-t-il un besoin financier supplémentaire et, si oui, qui doit payer? Telle est la question que nous nous posons aujourd'hui dans ce débat, et non une question générale sur la politique d'asile dans notre pays et la manière avec laquelle il faut accueillir ces personnes, où il faut qu'elles soient situées à l'intérieur du pays, etc. Ce débat existe, il est important, mais ce n'est pas aujourd'hui la question qui nous est posée.

Cela a été dit par plusieurs de mes préopinants: il est clair qu'il y a un besoin financier supplémentaire. C'est très clair: des personnes vont arriver dans notre pays, elles auront besoin d'être accueillies et nous devons répondre à ce besoin. Nous devons aussi accueillir ces personnes dignement. J'aimerais dire quelque chose sur le fond: accueillir ces personnes dignement c'est, du moins est-ce la position de mon canton - et je pense que ce n'est pas la seule région du pays dans laquelle on pense de cette manière -, notamment ne pas mettre des familles dans des abris souterrains, c'est ne pas mettre dans des abris souterrains des personnes qui ont souffert en vivant des bombardements.

Ensuite, cela étant dit, oui, nous avons un besoin financier supplémentaire, c'est indiscutable. Qui doit payer? Ce besoin financier supplémentaire concerne la première phase de l'accueil de ces personnes, lors de leur arrivée en Suisse, avant qu'elles aient un canton d'attribution. Cette première phase d'accueil est sous la responsabilité de la Confédération, c'est aussi indiscutable. La Confédération doit s'occuper de ces personnes durant cette première phase. C'est donc elle qui doit payer les coûts supplémentaires.

Dès lors, si vous me demandez ma position personnelle, j'ai été, dans la première phase de ce débat, en faveur de la proposition du Conseil fédéral. Maintenant, nous avons une proposition de compromis sur la table, que mon collègue Olivier Français vient de défendre excellemment. Je suis prête à souscrire à cette proposition.

C'est la majorité de la commission qui vous la présente, et je vous encourage vraiment à la soutenir dans une perspective, je le répète, de politique financière, puisque nous sommes appelés à prendre une décision strictement financière.