Berset Alain · Bundesrat · 2023-06-15
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-06-15
Wortprotokoll
Je vais essayer de me concentrer, au-delà des réponses du Conseil fédéral, que vous avez reçues, Monsieur Germann, sur quelques points.
Le premier, c'est de rappeler toujours l'extrême, l'immense importance des proches aidants pour la cohésion sociale dans notre pays, pour notre système de santé. Les proches aidants jouent un rôle essentiel. Souvent, ils ne sont pas rémunérés, pas forcément très encadrés. Mais leur rôle est essentiel au bénéfice de celles et ceux qui en ont besoin, de patientes et de patients, cela peut être des enfants, des personnes âgées ou simplement un proche qui a besoin d'assistance et de soutien. Il faut saisir cette occasion pour souligner encore une fois la très grande importance du rôle des proches aidants.
Le deuxième point, c'est que le Conseil fédéral, avec le Parlement d'ailleurs, a reconnu cette importance en étant assez actif, durant les dernières années, en vue de reconnaître le rôle des proches aidants et aussi de proposer quelques adaptations de la législation, notamment pour les cas de rigueur ou les urgences, par exemple en leur donnant la possibilité de prendre un congé lorsqu'ils sont tout le temps soumis à cette activité, plutôt que de craquer ou de perdre pied. Ils disposent d'une offre pour pouvoir de temps en temps être déchargés et récupérer un peu. Il y a donc eu pas mal de choses qui ont été faites. C'est un des éléments. Il y en a eu d'autres qui ont été réalisées.
Troisième point, je dois vous dire franchement que, quand on voit les tarifs et comment les choses se passent sur le terrain, il est assez difficile de considérer qu'on a affaire à une question de marché et à un remplacement d'activités par d'autres activités. Si on regarde le salaire ou le revenu brut des proches aidants, en règle générale, il est de 33,50 francs par heure environ. Honnêtement, on ne peut pas vraiment parler ici de problème dans le système.
Cela dit, et je terminerai là-dessus, Monsieur Germann, il y a plusieurs interventions parlementaires qui posent cette question. C'est un peu spécial parce que parfois vous faites un postulat, et puis moi je dis que je n'en veux pas, puis parfois vous ne faites pas de postulat et je dis qu'on rédigera un rapport. C'est ce que je vais faire maintenant. Donc, nous allons entamer des travaux sur cette question de manière à pouvoir réaliser une petite étude et un rapport afin d'analyser cette pratique.
Et donc, on a déjà donné cette réponse, d'ailleurs dans le cadre d'une autre interpellation au Conseil national. Il nous semble aussi, pour nous, pour la stabilité de l'ensemble du domaine, pour avoir de la transparence au sujet de ce qui se passe, que ce rapport va être réalisé de manière à analyser cette pratique. A partir de là, on verra s'il y a des difficultés qui se posent ou non. Cela répond probablement aussi à une partie de vos interrogations.