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preparatory:AB 324720

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-09-13

Wortprotokoll

Nous sommes prêts à accepter ce postulat. Vous imaginez bien que les évaluations sont nombreuses et qu'elles sont issues de différents cercles, qu'elles ont différentes origines. Elles ont été lancées très tôt. Les premières évaluations ont été lancées sur mandat de la Chancellerie fédérale, alors que la pandémie était plutôt dans sa première phase, donc très tôt. D'autres évaluations ont suivi. L'Office fédéral de la santé publique a également mandaté des externes pour le faire. L'évaluation des Commissions de gestion a été extrêmement intéressante pour nous. L'évaluation des cantons a été un peu plus critique, parce que les cantons ont vu une partie, mais toutes ces évaluations se complètent et forment un ensemble qui, finalement, est assez complet. Ces travaux vont se poursuivre.

La différence d'appréciation que nous avons peut-être avec vous, Monsieur Noser, est que nous avons eu l'impression que vous aviez des attentes très élevées envers un groupe d'experts indépendants. Mais qu'est-ce qu'un expert indépendant relativement à cette question? Qu'est-ce que cela pourrait signifier? Si on y voyait une intention, elle pourrait être de dire que tous les experts qui travaillent actuellement sur cette question se connaissent et répètent que tout a été bien fait, alors qu'il faudrait que des experts critiques nous disent qu'en fait ce n'était pas bien. C'est plus compliqué que cela. Evidemment, tout le monde, chaque expert, chaque personne qui se confronte à l'analyse de cette question va toujours le faire par rapport à une perspective concrète et à un positionnement concret. La multiplication des études, avec différents éléments qui viennent se compléter, offre la meilleure image possible pour se faire une idée complète de la situation.

Dans ce cadre, je mentionne que deux programmes nationaux de recherche sont mis en oeuvre sur ces questions. Cela m'a naturellement l'air assez important, aussi pour la préparation à de futures pandémies. Vous aurez remarqué quand même que, durant la pandémie, on a également eu [PAGE 733] des appréciations très controversées et très différentes sur la situation. Tout cela doit nous conduire à pouvoir tirer les enseignements les plus utiles possibles pour la gestion de futures pandémies. On verra ces résultats, notamment ceux du programme national de recherche PNR 80 "COVID-19 et société", et ce que l'on pourra en faire. On aura ces résultats à partir de 2026. A ce moment, on devra voir s'il existe des lacunes, qui devraient être analysées par une commission d'experts. Il faudrait avoir naturellement des experts internationaux pour le faire, parce que les experts suisses ont naturellement été dans le même bateau que nous. Les experts internationaux également, mais dans d'autres pays.

Ecoutez, on peut tourner cela comme on veut, mais dès que l'on passe une frontière, on se rend quand même compte que la gestion de la pandémie a été chez nous un peu différente de celles d'autres pays. Cela sera donc intéressant de voir ce que disent les experts d'autres pays sur ce que nous avons fait. C'est un peu cela que vous pourriez souhaiter. Cela peut donc être réalisé en complément à toutes les autres études. C'était dans ce sens que l'on proposait d'accepter le postulat, mais en rappelant à la vice-présidente du Conseil des Etats, que beaucoup d'évaluations sont évidemment en cours et que cela doit encore se poursuivre avec ce programme national de recherche, et également ensuite avec la possibilité de mobiliser des experts internationaux.