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Andrey Gerhard · Nationalrat · 2024-03-14

Andrey Gerhard · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion · 2024-03-14

Wortprotokoll

Vor zwanzig Jahren hatte ich das Vergnügen, das erste Mal einen barrierefreien Internetauftritt zu programmieren. 2003 wurde nämlich für die Behörden die Pflicht eingeführt, digitale Zugänge der öffentlichen Hand barrierefrei zu gestalten. Mit meiner Firma hatten wir damals das Privileg, eine der ersten fünf barrierefreien Webseiten des Bundes bauen zu dürfen. Dabei wurde die Latte hoch angesetzt: Es galt, eine der höchsten Zertifizierungsstufen an Barrierefreiheit zu erreichen.

Nicht nur haben wir dieses Ziel erreicht, sondern auch ganz viel dabei gelernt. Zum Beispiel braucht es zwar etwas Aufmerksamkeit und einen gewissen Zusatzaufwand, aber es ist eben auch keine Hexerei. Ich war begeistert, schliesslich erachtete ich es als Selbstverständlichkeit, den[NB]Cyberspace[NB]barrierefrei zu gestalten. Die Digitalisierung birgt ein immenses Potenzial, damit Menschen mit Einschränkungen ein selbstbestimmtes Leben führen können.

Nicht nur dachte ich, dass dieses Thema in der öffentlichen Beschaffung selbstverständlich systematisch berücksichtigt werden wird, sondern dass es zum Industriestandard gehört und von den privaten Unternehmen übernommen werden wird. Ich wurde enttäuscht. Der Anfangsenthusiasmus ist einer Phase der Ignoranz gewichen. Während Jahren musste man die Behörden an ihre eigenen Pflichten erinnern und als Anbieter Barrierefreiheit einfordern. Es ist offensichtlich kein Reflex entstanden, diesen Aspekt ganz natürlich einzubeziehen - auch heute noch nicht. Das jüngste Beispiel ist die digitale Volkszählung, welche Anfang 2023 lanciert wurde und eben nicht barrierefrei gestaltet ist. Das darf nicht passieren.

On peut toutefois relativiser quelque peu le constat: des développements technologiques massifs ont eu lieu et la situation s'est effectivement améliorée au niveau de la Confédération, des cantons et des communes. Mais si l'on regarde le secteur privé, le bilan est sombre. Une étude de la fondation Accès pour tous datant de 2020 a montré que, sur 41 "shops" en ligne suisses importants testés, seuls[NB]10[NB]pouvaient[NB]être[NB]classés[NB]comme étant bien ou très bien utilisables, mais 14 ont dû être classés comme inaccessibles.

Si la numérisation progresse de plus en plus, mais que l'accessibilité stagne, alors nous faisons un pas en arrière dans l'inclusion, en général. Il faut que cela change. C'est pourquoi j'ai décidé de déposer une motion pour obliger le secteur privé à rendre les accès numériques accessibles. Le Conseil fédéral soutient ma motion - ce qui me fait naturellement très plaisir. Dans son avis, il écrit qu'il veut accorder l'attention nécessaire à ce sujet lors de la révision partielle de la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées, dont la révision a été mise en consultation entre-temps. On y trouve, effectivement, un article sur les obligations des prestataires privés, ce qui est très positif, en principe.

En revanche, les associations de personnes handicapées craignent que la formulation soit trop faible pour apporter une réelle amélioration. Si une norme d'application devait néanmoins paraître judicieuse en raison de l'évolution rapide et dynamique des normes mentionnées, il conviendrait au moins de concrétiser, sur le plan de la loi, le degré minimal de service que ces prestations devraient garantir aux personnes handicapées.

Il est également important que le champ des secteurs concernés ne soit pas trop restreint, afin que toutes les applications importantes soient effectivement couvertes, que ce soit dans l'e-commerce, les services bancaires en ligne ou encore des outils d'assurance. Je m'engage pour une évidence: il s'agit de peu de choses sur le plan financier et technique, mais pour les personnes vivant avec un handicap, il s'agit d'un gain substantiel d'autodétermination, d'autonomie et de qualité de vie.