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Christen Yves · Nationalrat · 2003-05-06

Christen Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-05-06

Wortprotokoll

1. Bundesgesetz über die Landwirtschaft

1. Loi fédérale sur l'agriculture

[VS]

Art. 73

Antrag der Kommission

Abs. 2

Die Beiträge werden ausgerichtet für die Haltung von Raufutter verzehrenden Nutztieren.

Abs. 3

Die Beiträge werden nur für die auf dem Betrieb gehaltenen, Raufutter verzehrenden Nutztiere ausgerichtet, für die eine betriebseigene Raufutterbasis vorhanden ist.

Abs. 5

....

d. bei Betrieben mit Milchproduktion die Beiträge entsprechend der vermarkteten Milch und unter Berücksichtigung der für die Milchmarktstützung eingesetzten Mittel kürzen.

[VS]

Art. 73

Proposition de la commission

Al. 2

Les contributions sont allouées pour la garde d'animaux consommant des fourrages grossiers.

Al. 3

Les contributions ne sont versées que pour le nombre d'animaux consommant des fourrages grossiers gardés dans l'exploitation, pour lesquels il existe une base fourragère propre à l'exploitation.

Al. 5

....

d. réduire les contributions allouées aux exploitations laitières en fonction du lait commercialisé et compte tenu des moyens financiers engagés pour le soutien du marché laitier.

[VS]

Angenommen - Adopté

[VS]

Ausgabenbremse - Frein aux dépenses

[VS]

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Ausgabe .... 112 Stimmen

(Einstimmigkeit)

[VS]

Das qualifizierte Mehr ist erreicht

La majorité qualifiée est acquise

[VS]

Art. 76

Antrag der Kommission

Abs. 1, 5

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

[VS]

Antrag Eberhard

Abs. 1bis

Er kann zur Erhaltung des Feldobstbaus für Obst aus Hochstammproduktion, das zu Most, Brennsaft und anderen Obstprodukten verarbeitet wird, eine Zulage an die Produzenten und Produzentinnen ausrichten.

Schriftliche Begründung

Im Jahre 2001 hat das Bundesamt für Statistik die Zahl der Hochstamm-Obstbäume erhoben. Diese Zählung wird seit 1951 alle zehn Jahre erhoben. Gemäss diesen Zahlen hat die Schweiz noch 2,9 Millionen Hochstamm-Obstbäume. Das sind 20 Prozent weniger als vor zehn Jahren oder 45 Prozent weniger innert zwanzig Jahren. Diese Abnahme ist bedenklich, weil der Bund seit der Einführung der neuen Agrarpolitik die Hochstamm-Obstbäume mit 15 Franken pro Baum und Jahr unterstützt. Die Hochstamm-Obstgärten sind ein Kulturgut, sie prägen die Landschaft mit ihrer Frühjahresbluescht, den Früchten, Herbstfarben und ihrem Winterkleid.

Sie sind aber auch Lebensraum für über fünfzig verschiedene Brutvogelarten, darunter viele bedrohte Arten.

Für die Produktion von Tafelfrüchten haben die Hochstammbäume infolge des hohen Arbeitsaufwandes ihre Bedeutung verloren. Auch die Steuerharmonisierung, bedingt durch die WTO, hat zum massiven Preiszerfall bei Mostobst- und Brennereiprodukten geführt. Da die Erlöse nicht mehr kostendeckend waren und viele Hochstammbäume gefällt wurden, hat der Bund mit der "AP 2002" fixe Beiträge von 15 Franken pro Baum eingeführt. Gleichzeitig können Hochstamm-Obstbäume beim ökologischen Leistungsnachweis angerechnet werden.

Die letzte Erhebung hat aber leider gezeigt, dass diese Massnahmen nicht genügen, um den Rückgang zu stoppen. Dass die Entwicklung nicht abgeschlossen ist, zeigt insbesondere der Anteil an Neupflanzungen. Mit 240 000 Jungbäumen in zehn Jahren sind nur halb so viele gepflanzt worden, wie für die Erhaltung des Bestandes eigentlich notwendig wären. Die Auswirkungen dieser ungenügenden Remontierung werden erst in der nächsten Zählung zu spüren sein.

Diese Entwicklung zeigt auf, dass Hochstamm-Obstbäume unrentabel sind, denn die Erträge aus ihren Früchten decken nicht einmal mehr die Erntekosten. Bis ein Hochstammbaum aber nennenswerte Erträge liefert, muss er mehrere Jahre gepflegt, geschnitten und auch geschützt werden, vor Wildtieren, Mäusen, und auch die vermehrte Weidehaltung führt zu Verlusten.

Viele Betriebe sind gezwungen, Personal abzubauen, dieses durch Maschinen zu ersetzen; dadurch werden diese Hochstamm-Obstbäume zum Hindernis und werden entfernt.

Die angespannte Einkommenssituation vieler Bauernfamilien zwingt sie zu einem Nebeneinkommen. Auch das führt dazu, dass infolge Personalmangel Betriebszweige, die weniger rentieren, aufgegeben werden.

Wenn uns die Erhaltung des Hochstamm-Obstbäume-Bestandes wichtig ist, dann müssen wir jetzt handeln. Mit der Möglichkeit einer Zulage für Obst aus Hochstammproduktion wird ein finanzieller Anreiz geschaffen, dass die Ernte und damit auch die Pflege und die Neuanpflanzung wieder interessanter werden. Der Rückgang könnte damit gestoppt werden.

Sie leisten einen Beitrag zur Erhaltung des Landschaftsbildes, Sie schützen damit den Lebensraum vieler bedrohter Vogelarten. Ich habe bewusst eine offene Formulierung gewählt, damit der Bundesrat in der Verordnung die Details festlegen kann. Ich danke Ihnen, wenn Sie im Interesse der Umwelt meinem Antrag zustimmen.

[VS]

Art. 76

Proposition de la commission

Al. 1, 5

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

[PAGE 636] [VS]

Proposition Eberhard

Al. 1bis

Elle peut verser une indemnité aux arboriculteurs afin de préserver la production de fruits issus d'arbres fruitiers haute-tige et destinés à être transformés en moût, en moût à distiller ou en autres produits dérivés.

Développement par écrit

En 2001, l'Office fédéral de la statistique a recensé les arbres fruitiers haute-tige. Leur nombre est relevé tous les dix ans depuis 1951. D'après le dernier recensement, il s'élève encore à 2,9 millions en Suisse, soit 20 pour cent de moins qu'il y a dix ans ou 45 pour cent de moins qu'il y a vingt ans. Ce recul est inquiétant, car la Confédération verse 15 francs par arbre et par an depuis la mise en place de la nouvelle politique agricole, afin de soutenir les vergers haute-tige. Ceux-ci font partie du patrimoine culturel; ils agrémentent le paysage grâce à leur floraison, à leurs fruits, à leurs couleurs automnales et à leur robe hivernale.

Ils servent aussi d'espace vital à plus de cinquante espèces d'oiseaux couveurs, dont nombreuses sont menacées.

Les arbres fruitiers haute-tige ont perdu leur importance dans la production de fruits de table, étant donné que leur culture demande beaucoup de travail. En outre, l'harmonisation fiscale s'imposant dans le cadre de l'OMC a conduit à un effondrement des prix de produits cidricoles et distillés. Comme les recettes ne couvraient plus les coûts et de nombreux arbres haute-tige ont été abattus, la Confédération a institué des contributions fixes de 15 francs par arbre dans le cadre de la "Politique agricole 2002". En même temps, les arbres fruitiers haute-tige peuvent être pris en compte au titre des prestations écologiques requises.

Cependant, le dernier recensement fait ressortir que ces mesures ne suffisent pas pour stopper le recul. Notamment le nombre de nouveaux arbres plantés montre que cette évolution n'est pas terminée. Les 240 000 jeunes arbres plantés en l'espace de dix ans ne sont que la moitié du nombre nécessaire au maintien des effectifs. L'effet de ce renouvellement insuffisant ne se fera sentir qu'au moment du prochain recensement.

Cette évolution fait également ressortir que les arbres fruitiers haute-tige ne sont pas rentables, car leurs rendements en fruits ne couvrent même plus le coût de la récolte. Un arbre fruitier haute-tige doit être soigné, coupé et protégé contre des animaux sauvages (p. ex. souris) durant des années avant de produire un rendement significatif; les pâtures de plus en plus répandues entraînent également des pertes.

Beaucoup d'exploitations sont forcées de réduire le personnel, le remplaçant par des machines; les arbres haute-tige deviennent ainsi un obstacle et sont éliminés.

La situation tendue de nombreuses familles paysannes en ce qui concerne le revenu contraint leurs membres à chercher un revenu accessoire; il en résulte une pénurie de main-d'oeuvre qui conduit aussi à l'abandon de branches d'exploitation moins rentables.

Si nous tenons à sauvegarder l'effectif des arbres fruitiers haute-tige, nous devons agir maintenant. La possibilité d'accorder un supplément pour les fruits issus d'arbres haute-tige constituerait une incitation rendant à nouveau plus intéressante la récolte et, partant, l'entretien des vergers et la plantation de nouveaux arbres.

Ils serait ainsi possible de stopper le recul et de contribuer au maintien d'un paysage attrayant et à la protection de l'espace vital nécessaire aux nombreuses espèces d'oiseaux menacées. C'est à bon escient que j'ai choisi une formulation non contraignante, afin que le Conseil fédéral puisse régler les modalités par voie d'ordonnance.

Je vous remercie d'approuver ma proposition dans l'intérêt de l'environnement.