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preparatory:AB 343536

Hurni Baptiste · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-09-12

Wortprotokoll

La minorité de la Commission des finances a pris en considération le fait que le message FRI prévoit une augmentation d'à peine 1,6 pour cent de l'enveloppe quadriennale, ce qui a entraîné une diminution des budgets prévisibles pour les institutions de l'ordre de 500 millions de francs. On doit aussi souligner le fait que les investissements de 2025, par exemple, seront inférieurs à ceux de 2024, ou encore mettre en exergue la coupe de presque 100 millions de francs pour le domaine des EPF. Bref, la minorité de la commission approuve entièrement l'ambition du message, à savoir celle de rester à la pointe en matière de formation, de recherche et d'innovation, mais constate que la version proposée par le Conseil fédéral n'a pas les moyens de son ambition. On restreint la croissance des budgets de manière importante dans ce domaine. Or, faut-il le rappeler, il s'agit de la seule et unique matière première de notre pays. Oui, la matière grise, la capacité d'innover, d'être à la pointe dans la recherche et la formation constitue la richesse première de notre pays. On peut dire que, jusqu'à présent, nous l'avons alimentée, soutenue et nourrie pour qu'elle continue de prospérer, mais que ce message constitue, si ce n'est un changement de cap, à tout le moins une inflexion dans la mauvaise direction.

Alors oui, il est vrai qu'il ne faut pas peindre le diable sur la muraille et que les moyens mis à disposition, de l'ordre de 29,2 milliards de francs pour la période, restent importants. Les réductions d'augmentation du Conseil fédéral sont relativement modestes et on ne peut pas dire qu'on abandonne ce domaine clé. Il reste bien doté, nous le reconnaissons. Mais il faut souligner, dire et redire que, dans ce secteur extrêmement concurrentiel, le changement d'inflexion va dans le sens de la médiocrité et non de l'excellence que nous cherchons à défendre. Il apparaît à la minorité que, même d'un point de vue purement financier et économique, il est faux de couper dans ces domaines. C'est l'innovation et ses deux mamelles, la formation et la recherche, qui font la richesse de notre pays plus que n'importe quel autre secteur. Dans ces circonstances, il est apparu à la minorité que l'on devait donner un signal pour que cette inflexion ne devienne pas la règle, même si ce signal est très modeste. En effet, le gouvernement prévoyait 1,6 pour cent d'augmentation du budget et le Conseil national a, lui, décidé de donner un peu plus, un tout petit peu plus, à savoir 1,7 pour cent d'augmentation, soit 152 millions de francs sur l'ensemble de la période quadriennale.

Comme le rapporteur de la Commission des finances l'a dit, notre commission s'est bornée à une discussion générale et n'a pas procédé, pour son corapport, à une discussion par article des 16 arrêtés. Toutes mes minorités sont donc en fait un seul concept, qui consiste à suivre la version un peu plus équilibrée, de notre point de vue, du Conseil national pour le message FRI que la version du Conseil fédéral. C'est la raison pour laquelle j'aurais désiré un vote, puisque la Commission des finances ne s'est, elle, exprimée qu'une fois sur ces deux concepts, mais c'était techniquement impossible de le faire, et donc ma minorité se répète inlassablement. Je ne prendrai donc la parole qu'une fois, c'est fait, en vous indiquant que si le premier vote sur ma minorité est négatif, alors certaines minorités, puisqu'il s'agit d'un concept, n'ont plus de sens et je les retirerai. Cela signifie aussi que si vous décidez d'adopter une de mes propositions de minorité, je vous encourage à toutes les adopter; je le répète, il s'agit d'un seul et même concept. Encore une fois, la minorité ne vous propose pas ce qui était requis par les hautes écoles ou les planifications financières antérieures, mais uniquement de desserrer un tout petit peu les cordons de la bourse au profit d'un domaine qui fait la réputation de notre pays, qui est générateur d'un nombre extrêmement élevé d'emplois et qui, finalement, est le coeur de la bonne santé financière de notre économie. Nous ne vous demandons donc pas d'être généreux, mais uniquement de ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis.