Pahud Yvan · Nationalrat · 2024-09-23
Pahud Yvan · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-09-23
Wortprotokoll
En préambule, la minorité de la commission soutient les deux projets qui vous seront soumis, mais émet des doutes concernant les moyens financiers pour les infrastructures privées de transbordement. En effet, si la minorité soutient le transfert de marchandises de la route au rail et soutient, dans ce sens, les moyens financiers qui doivent être octroyés afin d'y arriver, deux principales raisons nous poussent à ne pas entrer en matière sur ce fonds de 185 millions de francs. Avec l'augmentation du trafic voyageurs et l'augmentation des cadences au quart d'heure, il devient de plus en plus difficile de transporter des marchandises par le rail. Notre réseau est saturé et, sans un doublement, voire un triplement des voies, il ne sera bientôt plus possible de transporter des marchandises. C'est un triste constat, mais il devient de plus en plus difficile de transporter des marchandises, comme du bois, par le rail. La faute en est à l'augmentation du trafic voyageurs - comme expliqué en préambule -, mais également à la suppression des sites de[NB]chargement[NB]sur[NB]les[NB]réseaux des CFF et sur les réseaux régionaux.
Dès lors, prévoir un budget de 185 millions de francs pour construire de nouvelles infrastructures de transbordement sans pouvoir transporter ces marchandises sur les voies existantes nous paraît illusoire et prématuré. Avec cet investissement, on envoie un mauvais signal aux entreprises privées en leur faisant croire que nous pourrons charger des marchandises, alors qu'en définitive, les capacités de transport n'étant pas augmentées, voire diminuées, ces marchandises resteront probablement à quai. On veut donc[NB]dépenser[NB]185[NB]millions[NB]afin[NB]de construire de nouvelles infrastructures et, en même temps, on supprime les infrastructures existantes.
De plus, le financement de ces infrastructures se fera par le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération. Pour la minorité, l'argent des routes doit aller aux routes et l'argent du train doit aller aux trains. Cette demande de fonds est donc prématurée, sans garantie de fonctionnement à court et moyen termes et ces fonds pourraient être bien plus efficaces pour la modernisation et le développement d'infrastructures ferroviaires, cela dans l'attente d'un réseau capable de transporter davantage de marchandises.