preparatory:AB 347987
Fehlmann Rielle Laurence · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-12-05
Wortprotokoll
Je défendrai trois propositions de minorité. La première concerne la surveillance des maladies transmissibles. La pandémie de COVID-19 a révélé des lacunes systémiques dans le domaine de la surveillance des maladies transmissibles. Pendant la pandémie, le déficit le plus marquant a été l'impossibilité d'assurer le traitement rapide des données. Le manque d'informations n'a pas permis de répondre en temps utile aux questions importantes des décideurs sur l'évolution de la situation. Au cours de la pandémie, de nouveaux systèmes de surveillance, par exemple la surveillance génomique, l'hôpital sentinelle ou la surveillance des eaux usées, ont été mis en place sous haute pression. Ces systèmes se sont révélés extrêmement précieux pour la surveillance et la lutte contre les maladies transmissibles.
Depuis 2018, le budget pour les prestations de base des systèmes de surveillance n'a pas changé. Avec les anciens systèmes, il s'élevait à environ 2 millions de francs par an. Entre-temps, les coûts des instruments de surveillance et d'analyse utilisés aujourd'hui ont été multipliés par plus de six dans le cadre de la numérisation rapide pour la pandémie. Pour les années 2025 et 2026, il manque actuellement environ 5 millions de ressources matérielles et de ressources humaines. Des ressources ont certes été accordées pour 2026, mais avec des réductions importantes.
D'autres conséquences sont possibles pour les années 2025 et 2026: sur la surveillance génomique, car le nombre d'analyses sera encore réduit de moitié et sera effectué exclusivement de manière saisonnière; sur le monitoring des eaux usées, car la fréquence et l'intervalle des analyses ont déjà été très fortement réduits depuis la fin de l'épidémie de COVID-19; sur Digisanté, car le lancement du projet de surveillance "nasure" sera ralenti.
Il y a aussi des risques de pandémie. Dans le cas de la grippe aviaire (H5N1) actuellement en circulation, plusieurs cas de transmission de l'animal à l'homme ont été enregistrés jusqu'à présent. Selon ce scénario, la Suisse ne disposerait pas d'un système de surveillance performant au cours des quatre prochaines années.
Pour toutes ces raisons, je vous recommande de suivre ma minorité afin d'augmenter cette enveloppe budgétaire de 5,9 millions de francs pour la surveillance des maladies transmissibles. La Suisse se doit et peut soutenir ces mesures extrêmement importantes dans le domaine de la santé publique.
La prochaine minorité concerne la position "Mobilité internationale, formation". Cette position budgétaire finance la solution suisse à Erasmus plus. La coupe de 2,6 millions de francs, qui a été acceptée par la commission, mettrait en danger la collaboration actuelle déjà limitée à ce programme et irait à l'encontre des décisions du Parlement pour le message FRI.
Les montants alloués par la Suisse sont actuellement bien inférieurs en comparaison des partenaires européens. Le développement des activités de mobilité et de coopération internationales doit être soutenu pour maintenir l'attractivité de l'espace de formation et de recherche suisse. Une coupe qui réduirait de moitié le budget de Movetia compromettrait fortement le fonctionnement de cette agence.
Nous vous demandons de renoncer à cette coupe et de soutenir ma proposition de minorité, qui va dans le sens du Conseil fédéral.
Concernant la position "Bourses à des étudiants étrangers en Suisse", le crédit de la Commission fédérale des bourses pour étudiants étrangers (CFBE) de 39,2 millions de francs pour les quatre prochaines années a été approuvé par le Parlement dans le cadre du message FRI 2025-2028. Seuls les meilleurs candidats étrangers reçoivent une bourse fédérale et leur attribution se fait sur concours. Ces dernières années, environ 25 pour cent des candidatures ont été acceptées.
Les bourses d'excellence de la Confédération sont un instrument efficace pour renforcer le réseau international de la Suisse dans le domaine de la formation et de la recherche ainsi que dans le domaine de la diplomatie scientifique. Pour les pays industrialisés, le principe de réciprocité s'applique. Ce principe permet aux chercheurs suisses d'effectuer également des séjours à l'étranger.
L'idée qu'il ne faut avantager que les boursiers de pays moins favorisés et couper dans les bourses d'étudiants de pays industrialisés est un faux calcul. Cela défavoriserait les étudiants suisses à l'étranger.
Pour toutes ces raisons, je vous demande d'accepter ma proposition de minorité, qui relaie la position du Conseil fédéral, et de renoncer à cette coupe de 4,793 millions de francs.