Hurni Baptiste · Ständerat · 2024-12-05
Hurni Baptiste · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-12-05
Wortprotokoll
Sur cet aspect, j'aimerais dire que la volonté du Conseil national, c'est le moins qu'on puisse dire, n'était pas très claire, ni très attendue. Pourquoi dis-je cela? La proposition de supprimer l'aide indirecte à la presse associative a été acceptée à 3 voix près au Conseil national, et c'était sur la base d'une proposition de dernière minute qui n'avait pas été étudiée très longuement par la commission. C'est dire si nous sommes absolument légitimés à réfléchir à cette question.
D'un point de vue intellectuel, il faut quand même dire ici que le projet de loi qui nous est soumis avait pour but d'améliorer l'aide à la presse régionale quotidienne. Le projet de loi qui nous est soumis n'avait absolument pas pour volonté de supprimer l'aide à la presse associative, dont on a assez peu parlé, puisqu'elle va un peu mieux que la presse quotidienne, même si l'on ne peut pas dire non plus que c'est une presse qui baigne dans les moyens financiers. On prend le risque, en diminuant le montant de 20 à 10 millions de francs, d'opposer les uns aux autres, et je trouve que ce n'est jamais très bon d'opposer les problèmes de la presse quotidienne régionale aux problèmes de la presse associative, qui fait - cela a été rappelé par notre collègue Esther Friedli - un travail absolument remarquable.
J'aimerais aussi dire que la presse est diverse. Il y a évidemment la presse quotidienne, dont il devrait être uniquement question aujourd'hui, mais aussi la presse associative, qui est loin d'être une presse inutile à la diversité des opinions et à la diversité des médias en général. C'est une presse qui est importante, qui est suivie et dont nous lisons toutes et tous certaines parutions - pour les uns, ce sera le journal de l'Union suisse des paysans; pour les autres, le journal de l'Asloca. Enfin bref, c'est une presse qui a toute son utilité dans notre pays, et je pense qu'il serait faux, aujourd'hui, par le truchement de ce projet, pour des raisons purement et uniquement financières, d'attaquer une presse qui, elle aussi, a tout son sens dans notre pays.
Je vous remercie donc de suivre la minorité Friedli Esther.