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Berger Michèle · Ständerat · 2003-06-04

Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-06-04

Wortprotokoll

Je ne suis pas membre de la commission, et pourtant je demande à mes collègues de soutenir la proposition de la majorité. Je le demande parce que c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Vous n'étiez pas encore chef du département, Monsieur le Président de la Confédération, mais j'avais déposé une motion (00.3255) allant dans ce sens en début de législature, motion qui n'avait pas eu l'aval de mes collègues; mais il faut parfois anticiper un peu. De voir ensuite que la majorité d'une commission fait une proposition qui va dans ce sens est particulièrement satisfaisant.

J'aimerais m'inscrire en faux contre les intervenants de la minorité, parce que la profession à laquelle j'appartiens offre déjà depuis longtemps cette possibilité à ses employées. J'aimerais dire que c'est un effort réel certes de la part de l'employeur, mais c'est aussi un effort pour l'employée. Ce sont très souvent des employées qui travaillent à temps partiel: parce qu'il faut amener un deuxième salaire dans la famille, ou parce que ce sont des mères qui appartiennent à des familles monoparentales. Dès lors, elles n'ont pas la possibilité de travailler à temps complet et sont obligées de travailler à temps partiel. Il faut donc considérer cette cotisation à la LPP comme un investissement pour elles; au mieux, c'est une épargne forcée. L'avantage sera qu'à la fin de leur période de travail, elles auront un complément bienvenu à l'AVS. Cela sera également un avantage pour les collectivités publiques, parce que ces personnes ne tomberont pas dans l'assistance et ne demanderont pas des prestations complémentaires.

Donc, j'y vois un avantage et je demande à mes collègues de soutenir également la proposition de la majorité.