AB 351003
Poggia Mauro · Ständerat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-12-18
Wortprotokoll
Je m'exprime très brièvement puisque je vais accepter la transmission de ma motion en commission, puisque c'est un sujet qui mérite d'être discuté. Il s'agit des assurances complémentaires à l'assurance-maladie sociale. Beaucoup d'entre nous en ont certainement, mais on ne sait pas exactement quelle est la proportion d'habitants suisses qui ont une assurance complémentaire. A Genève, on est pratiquement à 60 pour cent, mais on ne le sait qu'en fonction des opérations qui ont lieu chaque année et des personnes qui bénéficient alors d'une assurance complémentaire.
Quoi qu'il en soit, cela permet de soulager l'assurance de base. Il faut donc faire en sorte que ces assurances puissent être maintenues et surtout que celles et ceux qui s'acquittent de primes, souvent depuis des décennies en étant en bonne santé, puissent, le moment où le sort les amène à devoir bénéficier d'une intervention, obtenir la prestation qui leur a été garantie. Vous savez que, récemment, certains sujets ont été traités dans les médias: des cliniques sont retirées de la liste des établissements pris en charge par une assurance et ce n'est que lorsque l'assuré a besoin de se rendre dans cette clinique, parce que son médecin de confiance opère précisément dans cette clinique, qu'il apprend qu'il ne sera pas couvert. Il faut au moins que les assurés soient informés et, si le but est de faire en sorte que les cliniques trop chères - puisque c'est l'argument de nos assureurs - soient écartées, ce que l'on peut comprendre sur le principe. Il faut au moins que les assureurs versent, en cas d'opération dans ces cliniques qu'ils ont exclues, ce qu'ils verseraient dans une autre clinique à laquelle pourrait s'adresser l'assuré, quitte à l'assuré-patient de verser la différence.
Selon moi, il est évident que nous devons intervenir. C'est un problème d'intérêt public et je pense qu'un débat en commission sera le bienvenu.