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Deiss Joseph · Bundesrat · 2003-06-05

Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2003-06-05

Wortprotokoll

Personne ne remet en question la nécessité d'une formation professionnelle de qualité aussi pour les agriculteurs et je crois qu'on peut dire qu'aujourd'hui, les jeunes qui se lancent dans l'agriculture ont une telle formation. Là où il y a encore des problèmes, c'est pour les générations plus avancées. Or, la question est de savoir si on veut insister sur cette question de la formation d'une manière positive ou générale, ou s'il est adéquat d'intervenir ici - je vous rappelle qu'il s'agit là des paiements directs. Et à quoi servent les paiements directs? Monsieur Bieri, pourquoi avons-nous introduit les paiements directs? Pour honorer des services d'intérêt collectif. Alors, il s'agit de savoir si ce service - le maintien du paysage, l'écologie, etc. - est d'une qualité différente selon la formation. Nous avons dans l'agriculture beaucoup de personnes qui y sont arrivées en ayant eu une formation différente, peut-être proche de l'agriculture; il y a beaucoup d'autres métiers dits verts que celui d'agriculteur. La question est donc de savoir si on veut à cet endroit ajouter un deuxième objectif qui est celui de la formation.

Autre élément: combien de personnes seraient touchées? Nous estimons que cela concernerait 20 à 30 pour cent des exploitations actuelles. Et selon les régions - certains ont rendu attentif aux cantons du sud -, ce pourcentage sera nettement supérieur. Alors je vous le demande: à quoi bon mettre une prescription supplémentaire dans un domaine qui est déjà fort complexe, de l'attribution des paiements directs, une condition supplémentaire pour laquelle le Conseil fédéral devrait établir toute une série d'exceptions, et avec le besoin de contrôler tout ça? On nous reproche continuellement d'avoir trop de fonctionnaires, mais on ajoute sans cesse des dispositions qui sont loin, sur le plan pratique, d'être faciles à appliquer.

Par conséquent, si de toute façon vous prévoyez d'exempter la majorité de ceux qui seraient concernés aujourd'hui, il vaut mieux renoncer à cette disposition. C'est en tout cas ce que je vous propose.