Béguelin Michel · Ständerat · 2003-06-18
Béguelin Michel · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2003-06-18
Wortprotokoll
Nous sommes tous pour la croissance. La réponse du Conseil fédéral à la motion du groupe radical-démocratique ne comporte pas de propositions concrètes, c'est une liste d'intentions à plus ou moins court terme, on est encore loin de la définition d'un programme précis. Mais le Département fédéral de l'économie nous promet quelque chose dans quelques mois, nous en acceptons l'augure pour le moment.
Il faut constater - et ça, c'est un point très positif - la qualité du rapport sur la croissance élaboré par le SECO. J'en salue [PAGE 658] ici l'objectivité. Il y a toute une série d'éléments, fiscaux en particulier, qui montrent que la fiscalité des entreprises en comparaison internationale est favorable pour la Suisse, et qui montrent aussi que les ménages suisses sont plus pénalisés que les entreprises sur le plan de la fiscalité. Il y a toute une série d'éléments très positifs, je dirai, comme base de travail pour définir une politique de croissance.
La croissance, nous en avons besoin pour combattre, en priorité absolue, le fléau du chômage. Là, il ne faut pas attendre. C'est un combat de longue haleine que nous devons entreprendre tout de suite. Il est déjà en cours, il s'agit de renforcer, bien sûr, les efforts. Mais un des éléments essentiels pour cette croissance, c'est la confiance. Et là, permettez-moi juste de vous citer deux mots du rapport du SECO: ".... le maintien de la confiance dans les institutions publiques et le respect de la loi" - donc ces deux éléments-là - "contribuent fortement à la croissance." Et puis, un autre élément, pour compléter ce que disait tout à l'heure M. Brändli: "Pour les ménages, au-delà des impôts, il faut aussi maîtriser la progression des primes d'assurance-maladie", c'est à la page 77 du rapport du SECO que je viens de citer - je le mets particulièrement en évidence à l'intention de M. Brändli.
En ce qui concerne la motion du groupe radical-démocratique, pour nous, il n'y a pas de problème: en ce qui concerne les points cités tout à l'heure par M. Pfisterer, que ce soit sous forme de motion ou sous forme de postulat, c'est tout à fait secondaire.
Nous soutenons la transmission sous forme de motion pour les points précités.