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Buffat Michaël · Nationalrat · 2025-06-11

Buffat Michaël · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-06-11

Wortprotokoll

Chaque année, 335 francs sont prélevés uniformément sur tous les ménages, peu importe qu'ils consomment peu ou beaucoup de médias, leurs revenus ou leurs situations ; 335 francs pour tous. Pour les entreprises, c'est la même logique : des boulangeries, des cabinets et des indépendants, même ceux qui n'ont jamais un écran allumé doivent également payer. Ce n'est pas une critique gratuite de la SSR. Comme beaucoup, je reconnais l'importance de son rôle : informer, représenter nos langues, nos régions et notre diversité. Cependant, cela ne doit pas nous empêcher de poser cette question essentielle : jusqu'à quand continuera-t-on à faire peser une telle charge sur le budget de nos concitoyens ? L'initiative "200 francs, ça suffit !" n'est pas une provocation, mais une main tendue et une proposition claire de faire évoluer un modèle. Elle vise simplement deux objectifs : premièrement, ramener la redevance des ménages à 200 francs par année et, secondement, exonérer les entreprises. Rien de plus : pas de démantèlement et de privatisation, mais juste un ajustement nécessaire et équitable.

On nous dit souvent que la qualité en souffrirait, mais qui peut dire qu'avec plus de 600 millions de francs de budget la SSR ne pourra pas encore accomplir sa mission essentielle[NB]? Il ne s'agit pas de faire moins, mais de faire mieux, de se recentrer, d'investir dans l'essentiel et, surtout, de répondre à une attente réelle de la population, celle de revoir un modèle de financement devenu lourd, rigide et parfois déconnecté. Le Conseil fédéral le reconnaît d'ailleurs lui-même en proposant une baisse à 300 francs d'ici 2029 et une exonération partielle des entreprises. L'initiative "200 francs, ça suffit[NB]!" va plus loin, va plus vite, offre un soulagement réel aux familles, libère les entreprises d'emplois inutiles et garde intact le coeur du service public tout en l'obligeant à évoluer. Ce que nous défendons, ce n'est pas une réduction, mais un rééquilibrage et un geste vers celles et ceux qui, tous les jours, doivent faire des choix en ayant un budget de plus en plus serré.