Sommaruga Carlo · Ständerat · 2025-12-04
Sommaruga Carlo · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2025-12-04
Wortprotokoll
Je ne voulais pas intervenir dans le débat, mais j'avoue que l'intervention de notre collègue Hans Wicki, qui a comparé la livraison d'armes avec la consommation de café ou encore les banques, m'a profondément choqué. On ne va pas comparer le fait de boire du café avec le fait qu'il y ait des grenades, des armes ou des munitions suisses qui se retrouvent, dans des guerres ou des conflits internes dans les pays avec des morts à la clé. J'aimerais aussi rappeler, quand il fait la comparaison avec le droit bancaire et avec la situation des banques, que les banques sont soumises à un règlement relativement important. La réglementation relative au blanchiment d'argent empêche les banques de faire un certain nombre de choses, à savoir recycler de l'argent, contribuer au financement du terrorisme ou simplement faire en sorte que l'argent des organisations criminelles ne transite pas par leurs comptes. En d'autres termes, il y a de la régulation et il s'agit également ici d'avoir de la régulation en matière industrielle, dans l'industrie de l'armement, à savoir qu'on ne peut pas exporter un certain nombre d'armes dans des situations où elles se retrouveraient dans un scénario de guerre. En d'autres termes, il est clair qu'une régulation est nécessaire pour éviter que des armes suisses se retrouvent à terme dans des conflits et je partage parfaitement l'avis de notre collègue Daniel Jositsch.