Hurni Baptiste · Ständerat · 2025-12-18
Hurni Baptiste · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2025-12-18
Wortprotokoll
Le Fonds national suisse (FNS) est l'instrument qui rend notre recherche compétitive dans des domaines qui ne sont pas encore exploités ou, en partenariat, dans des secteurs exploités économiquement[NB]; la pharma s'appuie sur la recherche universitaire, toute comme la technologie, les machines, etc. Sabrer dans la recherche, c'est sabrer dans l'économie - directement. C'est aussi, encore une fois, infliger une double, voire une triple peine à nos hautes écoles et particulièrement à nos écoles polytechniques fédérales, puisque ce sont elles qui feront les frais de ce désengagement, en plus des autres coupes d'ores et déjà votées. Même les pays les plus libéraux, par exemple les États-Unis, ont bâti leur leadership sur leur soutien étatique à la recherche, qui a fait d'eux des sites de recherche de pointe.
On peut discuter des programmes, des conditions d'obtention des fonds, de l'orientation stratégique du FNS, mais réduire sans stratégie, juste parce qu'il faut trouver de l'argent et vite, nous conduira à rendre ce formidable outil de promotion économique et intellectuelle moins efficace.
La minorité I (Herzog Eva) propose de limiter la coupe à la moitié. On peut s'en réjouir, mais n'oublions pas que cette façon de ménager la chèvre et le chou a ses limites. La richesse de la Suisse, sa capacité à innover, reposent sur l'excellence de nos hautes écoles, que nous avons sérieusement écornée tout à l'heure, sur des outils de promotion de l'innovation, là aussi affaiblis, et encore sur le financement de la recherche dont nous parlons ici. Il me paraît contraire à nos intérêts de sabrer dans ce domaine, sans compter, une nouvelle fois, que nous contredisons expressément le message FRI.
Je vous remercie donc de suivre la minorité II (Hurni) en priorité ou à tout le moins celle de mon excellente collègue Eva Herzog.