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Gentil Pierre-Alain · Ständerat · 2003-10-01

Gentil Pierre-Alain · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2003-10-01

Wortprotokoll

Le mandat de prestations qui nous est soumis illustre de manière satisfaisante l'amélioration de la transparence de la gestion du domaine des écoles [PAGE 995] polytechniques fédérales, et l'amélioration également de la collaboration entre cette institution et les différentes commissions du Parlement. Que ce soit du point de vue des finances, de la mise au point des indicateurs, nous pouvons nous féliciter de l'amélioration du dialogue et du résultat obtenu.

Il demeure cependant que ce mandat de prestations laisse en suspens deux problèmes importants. On me dira bien sûr que la vocation du mandat de prestations n'était pas de les régler, mais j'imagine que le Parlement et le Conseil fédéral devront, pendant la période de quatre ans qui s'ouvre, oeuvrer à examiner de manière approfondie ces deux questions pendantes.

La première de ces questions, c'est l'organisation interne des écoles polytechniques, et notamment la pertinence du maintien du Conseil des EPF, qui coiffe les deux institutions de Lausanne et Zurich. Nous avons eu plusieurs fois dans cette enceinte l'occasion de discuter de la pertinence ou non de cet organe de direction, qui coiffe les deux écoles. Il serait bon que nous ayons à ce propos un débat approfondi, car à chaque fois que l'on a discuté de cette question, lors de la réforme partielle de la loi sur les EPF, comme lors de la présente discussion, on peut nous dire, avec de bons arguments, que ce n'est pas tout à fait le moment d'en parler. Il demeure qu'elle est pendante et il incombe au Parlement, comme au Conseil fédéral, de la poser et de régler ce problème dans les quatre années qui vont passer.

Deuxième question très importante, qui dépasse le cadre du mandat de prestations, mais qui le touche directement: c'est la définition du rôle exact que doivent jouer les deux écoles polytechniques, les deux piliers du bâtiment universitaire suisse, dans la recomposition nécessaire de ce paysage universitaire. Le paysage universitaire suisse, cela a été reconnu lors des débats de la commission, nous l'avons évoqué dans cette salle plusieurs fois, s'organise largement autour des écoles polytechniques fédérales, mais il incombe au Parlement, au Conseil fédéral et aux cantons d'articuler le fonctionnement de ces deux écoles avec les autres universités, de manière à ce qu'à la fois chacune d'elles puisse obtenir les chances de défendre ses spécificités, mais aussi soit mise devant sa responsabilité quant aux collaborations nécessaires.

Dans ce sens, il me paraît que le mandat de prestations dont nous discutons aujourd'hui est plutôt un document qui ouvre des débats qu'un document qui clôt une discussion.

En ce sens, je vous invite à entrer en matière, sans sous-estimer le travail qui'il incombe au Parlement et au gouvernement de réaliser pendant cette période qui s'ouvre, de manière à répondre mieux aux défis devant lesquels est placée la place universitaire suisse.