Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2003-12-16
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2003-12-16
Wortprotokoll
Je sais qu'il n'est pas dans l'air du temps de parler actuellement de l'Europe dans ce Parlement après les dernières élections aussi bien du Parlement que du Conseil fédéral. Mais ce n'est pas parce que notre Parlement, dans sa majorité, n'est toujours pas favorable à une adhésion rapide à l'Europe qu'il faut arrêter de discuter de cette problématique.
Les Verts continuent à soutenir l'adhésion et nous espérons que de plus en plus de parlementaires vont comprendre qu'il n'est pas possible de continuer dans une voie qui conduit à l'isolation de la Suisse. Nous sommes absents actuellement dans le débat sur la Constitution européenne, un débat où il y aurait des idées à apporter. Nous sommes également absents des discussions sur les points importants qui concernent l'élargissement de l'Europe. Attendre encore huit, dix, douze ou vingt ans - nous ne le savons pas - n'est tout simplement pas possible s'agissant de l'Europe.
Le Conseil fédéral rejette malheureusement notre motion et, comme souvent, un des arguments qui est avancé est que le peuple suisse n'est [PAGE 2032] pas prêt. Mais si le peuple suisse n'est pas prêt actuellement, c'est certainement aussi parce que l'information est insuffisante, l'information sur les conséquences d'une non-adhésion de la Suisse à l'UE. Et tout ce que je peux espérer, au nom de mon groupe, actuellement, c'est que le Conseil fédéral mène une politique plus active d'information sur ce que représente l'Europe, sur la voie qui est à suivre et les conséquences si la Suisse n'y adhère pas.
Je ne me fais pas d'illusions sur ce que pense la majorité des membres du conseil aujourd'hui, mais la réflexion et la discussion sur l'Europe doivent continuer, et, pour nous, il est important - même si ce n'est pas dans l'air du temps - de tout faire pour que la Suisse adhère le plus rapidement possible à l'UE.