Schmied Walter · Nationalrat · 2004-06-03
Schmied Walter · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-06-03
Wortprotokoll
Il s'agit de définir à cet endroit notre vision en ancrant dans l'arrêté les objectifs en matière d'infrastructures du pays et d'approvisionnement en énergie. Si la commission s'est ralliée à l'argumentation du groupe de l'UDC en matière de politique énergétique, elle n'a pas pu le faire en ce qui concerne le développement du réseau autoroutier et celui des transports urbains.
Je vous soumets donc la proposition de la minorité XIV et vous invite à l'accepter pour les raisons suivantes.
1. La version de la majorité n'engage à rien. Voudrait-on noyer le poisson que l'on ne s'y prendrait pas différemment. Rappelons que nous nous trouvons ici à l'objectif visant au renforcement de la croissance économique.
2. Les rapporteurs, peut-être aussi le représentant du Conseil fédéral, vont me rétorquer que leur formulation est "avantageuse", car le rail peut y être également inclus. Or, nous n'avons pas à fixer d'objectif au Conseil fédéral pour le rail. Ici, le Conseil fédéral a reçu un mandat du peuple qui, du point de vue de la légitimité, prime tous les objectifs que nous pouvons inclure dans un programme de législature - je veux parler de "Rail 2000". Le Conseil fédéral peut et doit agir, mais alors nous attendons de lui d'autres réponses que celles qu'il vient de donner cette semaine à l'interpellation Kohler et à la mienne, concernant toutes deux le raccordement du réseau des chemins de fer suisses aux réseaux européens des trains à grande vitesse.
3. Après le rejet du contre-projet à l'initiative Avanti par le peuple, nous jugeons primordial de reprendre l'essentiel du concept, à savoir la partie non contestée par la population. Nous demandons donc que soient expressément fixés dans le programme de législature les deux objectifs suivants: a. le développement ciblé - j'insiste sur la notion de "ciblé" - du réseau autoroutier; b. le développement des transports urbains qui ne sont pas partie intégrante de la formulation de la majorité.
Au vu de ces arguments, je vous saurais donc gré d'adopter la proposition de la minorité XIV.
En conclusion, je me permets une remarque de nature personnelle: j'en appelle à mes collègues ici présents pour qu'ils laissent les conseillers fédéraux entendre ce que l'on dit à cette tribune, sinon le dialogue, qui est l'essence même de la démocratie, ne peut pas avoir lieu. Ce ne sont pas les conseillers fédéraux qui sont en cause, mais ce sont bien ceux qui les dérangent.