Gentil Pierre-Alain · Ständerat · 2004-12-14
Gentil Pierre-Alain · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2004-12-14
Wortprotokoll
Un écrivain français du début du siècle dernier, qui n'était pas particulièrement catholique, avait dit une fois: "Je suis reconnaissant au Vatican de tenir la liste des ouvrages que l'on doit mettre à l'index parce qu'au moins, comme ça, je sais par lesquels il faut commencer." J'ai l'impression qu'on pourrait prendre l'habitude de dire: "J'écoute les débats du budget au Conseil des Etats, comme ça j'entends parler d'expositions que je n'aurais jamais eu l'idée de visiter."
Notre décision de la semaine passée a pris des proportions qui sont sans commune mesure avec l'importance du débat budgétaire que nous menons. Le risque que nous prenons est que l'ensemble des considérations budgétaires que nous avons faites et des décisions difficiles que nous avons dû prendre soit occulté par ce débat sur Pro Helvetia.
Je peux comprendre en partie la réaction attristée de nos collègues de la minorité, qui estiment qu'il y a lieu de protester contre une exposition dont ils contestent le bon goût. J'aimerais leur demander instamment de considérer que l'examen du budget n'est pas le bon endroit pour mener cette discussion. Cela a été dit par notre collègue Langenberger, présidente de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture; cela a été répété par notre collègue Schiesser. Si on veut et s'il faut un débat sur l'activité culturelle de Pro Helvetia, sur des règles, sur des définitions, sur des modalités d'allocation des ressources aux expositions, nous avons d'autres endroits où nous pouvons réagir, où nous pouvons discuter de manière sereine et en abordant le problème dans son ensemble.
La décision que nous avons prise la semaine dernière et la discussion que nous avons aujourd'hui sont incontestablement des discussions émotionnelles, et il n'est pas bon de prendre des décisions budgétaires dans cet esprit. Sans contester le droit à quiconque de protester contre la politique de Pro Helvetia, je demande à nos collègues de la minorité de considérer que ce débat doit être mené ailleurs qu'à l'occasion de l'examen du budget.
Je ne leur demande pas de renoncer à leur opinion, mais à soutenir le projet du Conseil fédéral à propos du budget. Ils auront toute latitude pour parler de politique culturelle à des moments plus appropriées.