Lexipedia

Deiss Joseph · Bundesrat · 2005-03-07

Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2005-03-07

Wortprotokoll

J'en viens à la question de Monsieur Robbiani portant sur l'offensive contre le chômage des jeunes. Le Conseil fédéral est, bien sûr, conscient de la situation préoccupante sur le marché du travail, qui concerne notamment les jeunes entre 20 et 25 ans. Le taux de chômage dans cette classe d'âge est en effet supérieur à la moyenne: 6,8 pour cent au mois de janvier 2005. Ce matin, le SECO a communiqué les chiffres pour février: ce taux est passé à 6,7 pour cent pour les jeunes âgés de 20 à 24 ans et à 3,3 pour cent pour les jeunes de 15 à 19 ans.

Une des mesures les plus pertinentes pour diminuer le taux de chômage consiste à renforcer la formation professionnelle. Cela permettra à davantage de jeunes d'arriver sur le marché du travail avec une formation meilleure. Les services compétents du Département fédéral de l'économie sont en contact permanent avec l'économie et avec les cantons pour accomplir un travail de sensibilisation systématique en faveur de l'apprentissage et de l'embauche des jeunes. Le Conseil fédéral entend faire en sorte qu'à long terme, la proportion des places d'apprentissage dans les départements atteigne 4 pour cent, pour autant que le Parlement approuve les moyens financiers supplémentaires qui sont nécessaires pour atteindre cet objectif.

De plus, concernant l'emploi des jeunes, le Conseil fédéral entend utiliser de manière accrue les instruments existants, notamment au niveau de l'assurance-chômage. Concrètement, il s'agit de doubler l'offre en matière de stages professionnels par un appel aux collectivités publiques et aux entreprises privées. Un appel aux communes et aux villes du pays, ainsi qu'aux cantons et à la Confédération sera prochainement lancé dans le but de doubler l'offre actuelle de telles places de stage, c'est-à-dire pour pouvoir passer de 3000 à 6000 places. [PAGE 162]

Le recours aux stages professionnels est préférable à celui aux allocations d'initiation au travail, financées par la loi sur l'assurance-chômage, en raison de la plus grande souplesse de ceux-là. L'octroi d'allocations d'initiation au travail suppose la conclusion d'un contrat de travail pour une durée indéterminée et implique davantage de démarches administratives. Cependant, cet instrument continue d'être utilisé de manière régulière dans les cantons également en faveur des jeunes.

Le Conseil fédéral n'entend pas lancer une initiative dite "emplois-jeunes", car la solution exposée ci-dessus est jugée plus adéquate. Les contacts seront pris aux différents niveaux, afin que chaque partenaire - les entreprises, les communes, les cantons, la Confédération - participe selon ses possibilités à l'effort de développement des stages professionnels et d'augmentation du nombre de places d'apprentissage.