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Meyer Thérèse · Nationalrat · 2005-09-26

Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-09-26

Wortprotokoll

Cette décision vaut aussi pour les articles 45 alinéa 1 lettre b; 46 alinéa 2; 59; 61; 84; 91 alinéa 4; 100 alinéa 1 lettre a; 105 alinéa 1 lettres e et f; le chiffre II alinéa 2 de la loi sur l'asile. Elle vaut aussi pour les articles 6a alinéa 2; 14a; 14b; 14c; 14e alinéa 2 lettre b; 15 alinéa 4; 20 alinéa 1bis LSEE, les alinéas 8 et 9 des dispositions transitoires de cette loi et l'article 100 alinéa 1 lettre b chiffre 5 OJ.

[VS]

Art. 14 Abs. 1bis, 1ter

Antrag der Mehrheit

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

[VS]

Antrag der Minderheit

(Vermot, Bühlmann, Heim, Hubmann, Leuenberger-Genève, Levrat, Roth-Bernasconi, Wyss)

Streichen (siehe Art. 44)

[VS]

Antrag Ruey

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Schriftliche Begründung

Im Gegensatz zum Minderheitsantrag Vermot besteht bei meinem Antrag kein Widerspruch zwischen der in diesem Artikel vorgesehenen Kompetenz der Kantone und dem in Artikel 44 AsylG definierten Konzept der humanitären Aufnahme.

Mein Antrag verfolgt zwei Ziele: Einerseits soll am Konzept der humanitären Aufnahme festgehalten werden (Verbesserung des rechtlichen Status von Schwerkranken, von Härtefällen und von Flüchtlingen aus Ländern, in denen Bürgerkrieg herrscht), andererseits sollen die Kantone auch nach dem Abschluss des Verfahrens die Möglichkeit haben, Härtefälle zu überprüfen. Was die humanitäre Aufnahme anbelangt, so sind für Härtefälle, die bereits während des Verfahrens geprüft werden können, wie bisher die Asylbehörden des Bundes verantwortlich (Art. 44 Abs. 3ff. AsylG). Dieses Verfahren hat sich bewährt und soll auch weiterbestehen. Es ist Artikel 14 AsylG übergeordnet.

Die Neuerungen von Artikel 14 AsylG vervollständigen die Regelung über die Aufnahme aus humanitären Gründen. So wird der Inhalt des von Bundesrat Blocher aufgehobenen Rundschreibens Metzler ins Asylgesetz aufgenommen. Dieses Rundschreiben sah vor, dass Härtefälle ausnahmsweise auch nach Abschluss des Asylverfahrens geprüft werden können. Es kann nämlich durchaus Situationen geben, in welchen nach einem relativ raschen Asylverfahren ein langer Aufenthalt in der Schweiz folgt. Dann kann es sich um einen Härtefall handeln, der heute aufgrund der Aufhebung des Rundschreibens Metzler nicht mehr geprüft werden kann.

Artikel 14 Absätze 1bis und 1ter Anag werden zu Recht kritisiert, da diese Absätze, je nachdem, welcher Kanton zuständig ist, zu Ungleichbehandlungen führen können. Dies ist in rechtsstaatlicher Hinsicht problematisch. Deshalb müssen die Bestimmungen über die Härtefälle unter allen Umständen in Artikel 44 Absatz 3 AsylG verankert bleiben. Im Zweifelsfall muss die humanitäre Aufnahme gewährt werden können.

Wird die humanitäre Aufnahme abgelehnt, muss an der geltenden Regelung in Artikel 44 Absatz 3 AsylG festgehalten werden (vgl. Eventualantrag). Im Zweifelsfall ist die in Artikel 44 Absatz 3 AsylG vorgesehene Lösung derjenigen in Artikel 14 AsylG vorzuziehen.

[VS]

Art. 14 al. 1bis, 1ter

Proposition de la majorité

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

[VS]

Proposition de la minorité

(Vermot, Bühlmann, Heim, Hubmann, Leuenberger-Genève, Levrat, Roth-Bernasconi, Wyss)

Biffer (voir art. 44)

[VS]

Proposition Ruey

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Développement par écrit

A la différence de la proposition de la minorité Vermot, cette proposition n'oppose pas la compétence des cantons prévue à cet article au maintien de l'admission humanitaire visé à l'article 44 LAsi. [PAGE 1164]

Ma proposition vise deux buts: d'une part, l'introduction de l'admission pour raisons humanitaires (amélioration de la position juridique des réfugiés de la guerre civile, des malades graves et des cas de rigueur); d'autre part, la possibilité pour les cantons d'examiner les cas de rigueur même après la clôture de la procédure. Dans le cadre de l'admission pour raisons humanitaires, les cas de rigueur se présentant au cours de la procédure seront examinés comme jusqu'ici par les autorités fédérales compétentes en matière d'asile (art. 44 al. 3ss. LAsi). Cet examen a fait ses preuves et doit continuer d'exister. Il a la primauté sur l'article 14 LAsi.

Les nouveautés de l'article 14 LAsi complètent l'admission pour raisons humanitaires. Ainsi, la circulaire Metzler abrogée par le Conseiller fédéral Blocher est transférée dans la loi sur l'asile. Cette circulaire permettait exceptionnellement l'examen de cas de rigueur également après la fin de la procédure d'asile. En effet, il peut y avoir des situations où un long séjour peut suivre une procédure d'asile relativement rapide. Il peut alors ensuite se présenter un cas de rigueur dont l'abrogation de la circulaire Metzler empêche aujourd'hui l'examen.

L'article 14 alinéas 1bis et 1ter LSEE est à juste titre critiqué car ces alinéas peuvent créer des inégalités de traitement selon le canton compétent, ce qui est problématique à l'égard de notre Etat de droit. C'est pourquoi la réglementation des cas de rigueur doit subsister en tout cas à l'article 44 alinéa 3 LAsi. En cas de doute, il faut pouvoir ainsi prononcer l'admission pour raisons humanitaires.

En cas de refus de l'admission pour raisons humanitaires, il s'agit de maintenir la réglementation en vigueur à l'article 44 alinéa 3 LAsi (voir à ce sujet la motion subsidiaire ci-après). La solution prévue à l'article 44 alinéa 3 LAsi doit être préférée à celle de l'article 14 LAsi en cas de doute.