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AB 60300

Dormond Béguelin Marlyse · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2005-12-06

Wortprotokoll

Concernant la coupe qui est demandée à la position du Secrétariat d'Etat à l'économie, il nous a été clairement dit en séance qu'elle mettrait le fonctionnement du service en péril. Cette coupe, en plus, s'ajouterait à celles qui ont déjà été faites dans les budgets précédents. Or, ce sont là des prestations qui touchent les études économiques dans les domaines de la promotion économique, de la politique régionale, des analyses conjoncturelles, du tourisme, des affaires économiques extérieures, par exemple; tous domaines qui devraient vraiment toucher la droite de ce Parlement.

Cela concerne aussi les informations qui découlent des demandes du Parlement. En effet, lorsque nous étudions des projets, nous demandons très souvent des indications ou des études dans le domaine, par exemple, de l'évolution du chômage, de la croissance économique, ainsi que sur la part de la population qui serait touchée par la fin du droit à l'allocation de chômage. Tous ces éléments sont nécessaires pour pouvoir prendre nos décisions sur des projets ou des modifications de lois.

Je suis quand même étonnée: la seule argumentation qui nous a été donnée pour cette coupe est que nous devons arriver le plus rapidement possible aux chiffres noirs dans le budget de la Confédération. Je voudrais tout de même rappeler que le Secrétariat d'Etat à l'économie est un service qui a fait plus de 56 millions de francs d'économies entre le budget 2005 et le budget 2006: c'est une somme considérable. Il a aussi intégré les programmes d'allègement budgétaire 2003 et 2004. Accepter encore la coupe qui vous est proposée, c'est vraiment punir des gens qui font des efforts allant déjà dans le sens de ce que veut la droite de ce Parlement, c'est-à-dire utiliser au mieux les deniers de l'Etat.

Pour avoir un minimum de crédibilité et ne pas mettre en danger une partie de l'activité économique de ce service, je vous demande de soutenir la minorité, c'est-à-dire d'en rester au montant prévu par le Conseil fédéral.