Brunner Christiane · Ständerat · 2006-03-20
Brunner Christiane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2006-03-20
Wortprotokoll
Je ne veux pas allonger le débat, mais je remercie Monsieur Hofmann de son complément d'informations.
J'aimerais dire encore à Monsieur Reimann, dans ce débat, que toutes les pages de l'histoire suisse méritent d'être éclairées. N'importe quelles pages de notre histoire sont intéressantes pour notre futur. Nous devons dire ce qui concerne notre passé pour les générations futures, et pour moi il n'y a aucun tabou. Toutes ces pages doivent être éclairées. Il est aberrant d'opposer l'apartheid à autre chose. Si, vraiment, il y a des pages de notre histoire qu'il faut mettre en lumière parce que l'on a attenté aux droits de l'homme pendant cette période, il convient de le faire, que l'on soit de gauche ou de droite d'ailleurs, et quelle que soit la page de notre histoire en question.
En ce qui concerne la prise de position du Conseil fédéral, je dois dire que, personnellement, je ne comprends pas - je n'ai pas non plus fait de recherches juridiques très avancées - pourquoi, justement au moment où des plaintes collectives sont déposées, on ferme l'accès à une partie des archives. C'est quelque chose qui me paraît totalement contradictoire dans la mesure où lorsqu'une procédure judiciaire est en cause, lorsque des faits sont dénoncés, on a besoin d'avoir un éclairage total. Il faut aussi pouvoir prouver ce que l'on allègue et, par conséquent, il faut avoir accès aux pièces, donc aux archives. En ce sens, je ne comprends pas la position du Conseil fédéral, qui ne donne d'ailleurs aucune explication à ce sujet dans sa réponse à l'interpellation Fetz.
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