Lombardi Filippo · Ständerat · 2000-09-19
Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2000-09-19
Wortprotokoll
Prendo nota delle spiegazioni del collega Frick a nome della Commissione della sicurezza sociale e della sanità, ma debbo dire che non mi soddisfano.
Ich bin eigentlich sehr enttäuscht, dass sich unsere Kommission durch Mangel an politischer Courage und Initiative qualifiziert hat. Die Vorstösse, die auf dem Tisch liegen, haben viele Unterschiede, sind aber mit der Mutterschaftsversicherung, die vom Volk abgelehnt wurde, nicht zu vergleichen. Ich glaube, niemand wäre schockiert gewesen, wenn unsere Arbeit in dieser Richtung hätte fortgesetzt werden können.
Il eût été tout à fait possible et souhaitable que la commission fasse preuve de créativité et de responsabilité en essayant de nous présenter une solution de synthèse entre les différents projets que nous traitons aujourd'hui, ou tout au moins de se ranger derrière la motion qui a déjà convaincu [PAGE 505] le Conseil national. A mon avis, outre les raisons qui ont déjà été citées par M. Stadler et Mme Brunner, deux raisons principales imposeraient à notre Conseil de faire un pas décidé dans la bonne direction.
La première des raisons est la cohérence même de notre Conseil. Vous vous souvenez qu'en juin dernier, sur le sujet difficile de l'avortement, nous avons accepté la proposition Schmid Samuel de renvoi à la Commission des affaires juridiques, en demandant une solution globale du problème, qui comprenne aussi un certain nombre de mesures concrètes en faveur de la maternité. Comment pouvons-nous demander à la commission précitée de traiter cette question si la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique refuse pratiquement d'entrer en matière sur les propositions qui lui sont faites?
Il y a une deuxième raison qui plaide pour que notre Conseil, en particulier, s'occupe de trouver une solution de consensus dans ce domaine. D'après moi, c'est le fédéralisme. N'oublions pas que si l'assurance-maternité dans la forme proposée au peuple, a été rejetée surtout en Suisse alémanique, elle a été largement acceptée en Suisse romande et en Suisse italienne. Dans une situation de ce genre, il doit être du devoir particulier du Conseil des Etats de chercher des solutions de compromis entre les différentes sensibilités culturelles du pays. Le Röstigraben ne se comble pas avec une quelconque nomination à la tête de la Banque nationale suisse, mais bien plus en essayant de répondre aux exigences de la population de toutes les régions du pays.
Je peux donc me ranger à la conclusion un peu amère de Mme Brunner lorsqu'elle dit qu'elle va perdre sur toutes les initiatives, mais je vais, comme elle, les soutenir toutes dans l'espoir que l'une ou l'autre au moins trouve grâce devant ce Conseil.