Berger Michèle · Ständerat · 2000-09-19
Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2000-09-19
Wortprotokoll
Comme beaucoup de concitoyennes et concitoyens de mon canton, j'ai milité pour l'assurance-maternité et, avec eux, j'ai été très déçue qu'elle n'ait pas été acceptée par le peuple.
Aujourd'hui, je me sens un peu frustrée parce que nous ne pouvons pas voter sur la motion de la commission du Conseil national. Mais c'est une question de procédure et je l'admets.
Je voterai pour la transformation en postulat de la motion Spoerry, parce que au moins, comme l'a dit Mme Brunner, nous aurons quelque chose. Mais je donnerai suite également aux initiatives parlementaire et cantonales en question pour donner un signe, pour dire qu'il faut aller plus loin et que ces huit semaines ne sont pas suffisantes. Je le dis dans le cadre d'une politique familiale soutenue. Si une mère souhaite allaiter son enfant et qu'au bout de deux mois elle doit déjà retourner dans le monde du travail, cela veut dire qu'elle devra arrêter deux ou trois semaines avant. Cela, ce n'est pas un signe que nous voulons donner à la famille, surtout si nous voulons donner une aide matérielle et morale telle que nous l'avons souhaitée lors du débat sur la solution du délai. Ce que nous avons souhaité, c'est entourer davantage les femmes, notamment aussi les femmes en détresse, en leur apportant une aide matérielle. Ce que nous leur apportons aujourd'hui n'est pas suffisant.
Je regrette que la politique familiale soit toujours celle qui est la moins bien lotie. Aujourd'hui, grâce au débat que nous avons au Conseil des Etats, je souhaite donner un signe indiquant que nous voulons donner une satisfaction plus grande à la politique familiale et au soutien à la famille.